Nous sommes encore en plein dans la période des voeux. On reçoit des cartes, on en envoie, et lorsqu’on croise quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis au moins le mois de décembre, on lui souhaite une « bonne année ».
Mais qu’est-ce que c’est, une bonne année ?
Parfois, à « bonne année », on ajoute « et bonne santé ». « Et surtout la santé ».
Et oui, bien sûr la santé, c’est essentiel. Mais cela ne fait pas spécifiquement une bonne année. Cela empêche qu’elle ne soit mauvaise, accablée de soucis, de chagrin, de douleur. Mais l’absence de malheur n’est pas le bonheur. D’autant qu’on peut être en bonne santé, mais tout de même passer une mauvaise année (l’inverse est-il possible ? Je ne sais pas).
Une « bonne » année, c’est autre chose, c’est plus qu’une année sans problèmes.
Dans mon bilan, j’ai considéré que 2025 était une bonne année, même si je n’ai pas eu tout ce que je voulais, notamment au niveau professionnel, mais peut-être que ce n’est pas ce qui compte. Et oui, en 2025 il ne m’est pas arrivé de malheur. Mais surtout, il m’est arrivé de belles choses, pas forcément de grandes choses dignes d’un roman mais des choses qui ont mis du sel dans ma vie, et surtout, j’ai appris à les voir.
A quoi je pense, alors, lorsque je souhaite une bonne année à quelqu’un, ou que je reçois moi-même les meilleurs vœux ?
Qu’est-ce qui compte pour moi en 2026 ?
Etre entouré de gens qu’on aime. Rire. Cela ne me paraissait pas aussi essentiel, avant, parce que je m’étais enfermée dans ma grotte d’ermite : j’aimais évidemment passer du temps avec mes amis, mais c’était assez ponctuel. En 2025 il m’est apparu que les moments que je passais avec d’autres personnes étaient parmi les meilleurs que je puisse vivre, d’autant plus que j’ai élargi mes cercles relationnels : un peu plus de monde dans mon cercle intime, encore plus dans mon cercle amical. Et parmi les choses que je souhaite vivre en 2026, l’une des plus importante est celle-là : passer plus de temps avec ceux que j’aime. Cela a commencé par le réveillon, qui donne le ton, et je vais tout mettre en œuvre pour que cela continue.
Aimer, bien sûr. Je parle au sens amoureux. C’est peut-être un de mes plus grands projets de l’année, qui sait…
Vibrer, s’amuser, vivre des expériences exaltantes. Je ne sais pas encore lesquelles, mais j’ai envie de fêtes, de voyages, de baignades au clair de lune, de pique-nique au bord de l’eau : de moments dont je pourrai me souvenir longtemps, qui me nourriront. J’ai besoin d’intensité, de ne pas m’ennuyer dans dans mes journées.
Apprendre de nouvelles choses. Je ne peux pas envisager la vie sans apprendre. En 2025, j’ai appris des langues (toujours l’italien, et j’ai débuté le portugais), un peu de musique et d’échecs. Je me suis lassée des deux derniers : j’étais curieuse de découvrir, ma curiosité a été rassasiée, je n’ai pas envie d’approfondir. Je pense qu’en 2026 j’apprendrai de nouvelles techniques créatives : la céramique est dans ma ligne de mire depuis longtemps, mais d’autres viendront sans doute.
Voyager. Evidemment. Je n’ai pas envie de rester au même endroit. Mon voyage annuel (c’est une année Italie) est en cours de réservation, mais j’ai aussi d’autres petites envies.
Créer. Ecrire : de ce côté-là, 2025 n’a pas été la meilleure des années. En même temps, j’ai fait beaucoup d’autres choses, et j’ai beaucoup écrit dans mon journal, ici et dans l’Escale Poétique. Mais pas grand chose d’écriture réelle (je ne sais pas comment l’exprimer), sinon en fin d’année, avec l’envie à nouveau d’écrire de l’érotisme. Je crois que je manquais de souffle, d’inspiration, et que j’étais un peu découragée. Mais pour moi, on ne peut pas avoir une vie exaltante si on n’est pas créatif (ce qui peut vouloir dire aussi cuisiner, décorer, jardiner…). Et j’ai réellement envie d’un nouveau souffle dans ma vie d’autrice.
De belles lectures, de belles découvertes artistiques et culturelles. Des expositions nourrissantes, des films bouleversants, des séries enthousiasmantes.
Avoir des surprises (des bonnes). Bien sûr, comme tous les ans, j’ai fait mon tableau de visualisation, représentant toutes les expériences que j’avais envie de vivre, les projets que je voulais mener, les objectifs que je voulais accomplir. Et lorsque cela se réalise, c’est évidemment fantastique. Mais j’ai aussi envie d’avoir des surprises. Des bonheurs qui n’étaient pas planifiés. Le premier est arrivé la semaine dernière, et m’a apporté une grande bouffée d’air frais.
Finalement une bonne année, pour moi, c’est une année où on se sent vivant.
Et pour vous, c’est quoi, une bonne année ?









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