Je ne sais pas pourquoi ni comment mais il me semble que quelque chose s’est débloqué quelque part dans mon subconscient, et après des années à agir comme si et à affirmer quelque chose que je ne croyais pas à 100%, je peux dire aujourd’hui qu’autrice est mon métier, même si c’est pour le moment autre chose (qui n’est donc qu’un travail) qui me permet de gagner ma vie.
A me lire, la différence d’état d’esprit peut paraître subtile, puisque j’ai passé les dernières années d’une part à me plaindre d’être obligée de faire un travail alimentaire qui ne me plaît pas au lieu d’écrire, et à affirmer que c’était cette dernière activité mon vrai métier et mon identité profonde. Mais si je le disais, l’affirmais, le revendiquais, je ne le croyais pas pleinement. Pas à 100%. Même depuis que j’avais fait le choix d’être autrice indépendante, statut qui est selon moi le plus à même de permettre la professionnalisation du métier d’auteur.
Bref. Ce « déclic » s’est traduit par la nécessité (oui, je l’ai vraiment vécu comme une nécessité) de rafraîchir la charte graphique de mes livres et de rapatrier sous mon nom la collection érotique.
Cela peut paraître un peu superficiel (l’important n’est-il pas d’écrire des livres ?) mais j’aime bien traduire en visuel l’idée d’une nouvelle ère, et ce nettoyage s’avérait de toute façon nécessaire car j’avais fait n’importe quoi avec mes template, et même si les couvertures se ressemblaient en réalité rien n’était coordonné. J’avais en outre trop de polices différentes, et la police choisie pour les titres, aussi jolie soit-elle, s’avérait illisible sur certaines lettres. Mais c’est le métier qui rentre, on ne peut pas tout faire parfaitement du premier coup quand on débute. Et c’est aussi ce que j’aime dans le fait d’être autrice indépendante : toucher à tout. Même si j’espère un jour pouvoir sous-traiter certaines tâches.
Cela donne donc : d’un côté la collection « fiction », en rose pâle pour la collection générale, rouge pour la collection érotique et noire pour ma série d’érotic-fantasy :




Et ensuite, la collection non-fiction, avec les manuels de créativité et d’introspection (le format du 3e est plus grand, c’est pour cela que les textes ne sont pas tout à fait alignés) :



Les carnets, eux, ne changent pas, ce sont des produits dérivés et ils restent comme ils sont, en tout cas pour le moment.
Cela donne, lorsqu’ils sont tous bien alignés, une jolie petite famille.

j’ai hâte de recevoir les exemplaires (j’ai fait l’image avec une maquette, mais cela ne correspond pas aux tailles de coupes des livres) pour pouvoir faire des jolies photos à mettre sur le site et sur les réseaux sociaux. J’aimerais aussi, mais je ne sais pas comment faire, avoir une étagère dans mon bureau (ou dans ma pièce de vie) pour les avoir sous les yeux.
Encore une fois, cela peut paraître superficiel. Mais, outre qu’un joli livre est plus attractif pour les lecteurs et lectrices (et que l’on lise mes livres est bien le but), cela fait partie de mon processus d’écriture. Lorsque je travaille sur un livre, je fais très tôt une couverture provisoire, car cela me permet de mieux le visualiser. Ce qui fait que oui, il y a des couvertures que je ne vous montre pas !
L’autre nouvelle, dont je vous reparlerai : j’en ai profité pour récupérer les droits sur les versions numériques que j’avais cédé à KDP select, et d’ici quelques semaines je les mettrai en vente sur d’autres plateformes. Pour les versions brochées, je ne sais pas si ça vaut la peine d’étendre la diffusion pour les ouvrages déjà existant, on verra, mais j’étudie les différentes possibilités qui s’offrent à moi au moins pour les publications futures !








Un petit mot ?