Février a beau être un mois très court (encore qu’avec ces interminables journées de pluie, il a paru s’étendre en longueur), ce n’est pas pour autant un mois pauvre en jolies découvertes, au contraire, je trouve la moisson mensuelle assez riche et enthousiasmante. Et éclectique.
Comme d’habitude, les liens affiliés sont indiqués par un *.
Mes sneakers Adidas breaknet sleek
Il y a quelque temps, un jour où, comme d’habitude, il pleuvait, je me suis rendu compte que mes Stan Smith… prenaient l’eau. Il faut dire qu’après plusieurs années à ne pas les quitter, elles avaient fait beaucoup de kilomètres, et étaient par conséquent usées.
Me voilà donc à chercher une nouvelle paire de sneakers Adidas, la seule marque dont je sais qu’elles ne me blesseront pas les pieds, et que je trouve belles (je veux des chaussures confortables, mais je veux que ça reste élégant). Sachant que je ne voulais pas à nouveau des San Smith. J’ai hésité à m’acheter une nouvelle paire de Gazelle, comme tout le monde, à essayer les Samba ou les Spezial, comme tout le monde. Et j’ai vu ces Breaknet Sleek, en promotion* (elles le sont toujours à l’heure où j’écris ces lignes), moins chères que les modèles sus-cités et pourtant tout aussi jolies : elles sont fines et élégantes (j’ai pris les noir et doré qui vont parfaitement avec toutes mes tenues, mais le choix est vaste), et surtout extrêmement confortables. Et je n’ai pas le même modèle que tout le monde.
Bilan : si vous cherchez du confort esthétique tout en restant un peu original, foncez : elles sont absolument parfaites, je sens qu’elles et moi allons faire beaucoup de chemin ensemble !


Minutiae
Je ne sais plus du tout comment j’ai connu l’existence de cette application, mais j’ai tout de suite adhéré au principe proposé par Minutiae, un projet artistique qui vise à documenter votre journée dans ses « petits détails » (c’est le sens du mot minutiae).
C’est tout simple : une fois par jour, l’application vous envoie une notification vous invitant à prendre une photo de ce que vous êtes en train de faire. La notification est envoyée à tous ceux qui l’ont téléchargée et nous sommes donc des milliers à prendre une photo au même moment. Ensuite, la photo vient se placer sur une grille, selon l’heure.
Nous disposons de 1440 minutes par jour, et donc 1440 photos à prendre : il faudra donc trois ans pour terminer ce projet et faire un cycle complet mais déjà, au bout de presque deux mois, je vois avec joie ma grille se remplir. Bien sûr, je loupe pas mal d’appels et j’ai donc quelques cases noires (comme c’est planétaire et qu’il faut remplir toute la grille, la notification est parfois envoyée au milieu de la nuit mais on peut programmer des heures où on n’est pas dérangé) et en général, la notification arrive lorsque je ne fais rien d’intéressant. Mais ce n’est pas grave, car c’est justement le but : du réel, du sans filtre et impromptu. Et j’aime bien cette petite activité, tout comme j’aime beaucoup, après ma photo, pouvoir découvrir quelques moments d’autres personnes (on ne peut pas avoir accès aux grilles des autres, mais pendant quelques secondes après avoir pris sa photo, on peut voir ce qu’une autre personne, à qui on est associé aléatoirement, a pris).


« Le journal d’une écrivaine » de Maud Alavès
Les persos de Maud est une newsletter que je lis depuis quelques mois : son autrice, Maud Alavès, est spécialiste de personal branding en particulier sur Linkedin, et sa newsletter parle d’écriture et de marketing, avec des analyses très pertinentes qui m’intéressent beaucoup.
Mais voilà que Maud s’est mise en tête d’écrire un roman, et qu’elle raconte son quotidien d’autrice dans un journal, qu’elle envoie chaque mois depuis décembre : le journal d’une écrivaine. Elle y partage ses avancées, ses doutes, ses questionnements, et je trouve cela très… libérateur et amusant lorsqu’on est soi-même autrice. Et comme le projet démarre, c’est l’occasion de suivre toute son avancée.
Et je me dis que c’est très malin, d’un point de vue marketing, franchement, j’aurais dû y penser !


Les petites sauces aux épices « La Plantation »
Je ne sais pas pourquoi je ne vous en avais pas parlé avant, car c’est un produit que j’ai découvert en mai : le jour où j’étais allée découvrir la Maison Plisson, j’étais tombée sur une démonstration-dégustation de ces « sauces aux épices » ou « épices en sauce » de la marque La Plantation dont je vous invite à aller lire l’histoire, car c’est aussi un très joli projet.
Je les ai toutes goûtées, de la moins à la plus épicée. Les dernières ont failli me faire cracher du feu (c’est assez costaud), mais je les ai toutes aimées, les recettes sont vraiment originales et savoureuses, j’ai pas mal hésité et je les aurais bien toutes adoptées mais ma valise commençait à déborder. J’ai finalement jeté mon dévolu sur le duo de piment vert, une sauce dite assez douce et parfaite pour les « débutants » en piment. Elle s’accorde parfaitement avec le poisson et les fruits de mer, c’est la raison pour laquelle je l’ai choisie et vraiment, j’en suis fan ! A retrouver sur leur site !


Le restaurant L’Escalier à Orléans
La plupart des orléanais qui me suivent connaissent probablement le restaurant l’Escalier puisque c’est une des meilleures adresses du moment, à la fois simple, conviviale, et goûteuse : j’y suis allée deux fois récemment avec des amis, et à chaque fois nous avons été ravis de nos plats (faire un choix est à chaque fois l’objet de mille hésitations tant chaque proposition est tentante) autant que du service.
La carte est réduite pour laisser la place à un véritable savoir-faire et aux produits frais et de saison, avec des propositions végétariennes très tentantes même lorsqu’on n’est pas végétarien, les vins sont sélectionnés avec soin. Quant au cadre, parce que c’est important : on est dans le centre ancien et le restaurant s’organise autour d’un immense escalier du XVIe siècle qui lui donne son nom et propose une ambiance à la fois moderne, élégante et un peu rustique : tout ce que j’aime. J’y reviendrai avec plaisir pour continuer à explorer la carte !
L’Escalier, 262 rue de Bourgogne



Les séries
Rosa, wedding planneuse (Prime)
Je suis tombée sur cette série, qui est en réalité une suite de téléfilms qui commence à dater, complètement par hasard en ne cherchant rien de particulier sur Prime*. La série suit Rosa, qui aime les mariages et ne rêve que de cela depuis qu’elle est petite fille : pourtant, 3 fois, elle a fui le sien au pied de l’autel. Ce qui ne l’empêche pas de s’installer comme wedding planeuse et d’aider les autres. J’ai beaucoup apprécié cette série, qui interroge le mythe du mariage, le couple, l’amour, l’émancipation féminine. Chaque épisode voit Rosa avancer dans sa vie tout en aidant un couple en particulier, et cela donne une série à la fois drôle et émouvante, qui mérite d’être davantage connue.
Machos Alfa saison 4 (Netflix)
Une de mes séries chouchou. On retrouve nos quatre mâles face à de nouveaux défis et de nouveaux thèmes : la paternité pour Pedro, que l’on n’aurait guère imaginé en papa aussi investi, et pour Santi, qui a envie de remettre ça et se lance dans la quête de la coparentalité ; Raul lui, ne veut pas, malgré le désir de sa nouvelle épouse qui le trouve de toute façon un peu trop efféminé (Raul ?) et le soupçonne d’être homosexuel (j’avoue que je ne comprends pas cette arche, mais passons). Bref, je ne vais pas divulgâcher : toujours aussi attachante et drôle, la série se déploie sur de nouveaux thèmes et questionnements tout en restant sur son idée de départ : interroger les mutations contemporaines du couple et de la masculinité. C’est parfois un peu caricatural, mais c’est un plaisir à regarder !
Chronique arctique (Netflix)
Une série qui nous entraîne dans le nord nord nord du Canada et que j’ai pris un grand plaisir à voir. Nous y faisons la connaissance de Siaja, une jeune inuit moderne, quoi que cela veuille dire. En couple avec la star du village et mère d’une petite fille, elle est lasse de ne pas avoir de vie à elle et décide de travailler et de s’émanciper, même si cela sème un peu le désordre dans la petite communauté. La série est très belle : les paysages absolument fabuleux, véritables personnages, donnent (presque) envie d’aller découvrir le Nunavut et la culture inuit. Ce que j’ai aimé dans cette série, outre le personnage drôle et attachant de Siaja, c’est la manière dont elle interroge le couple, l’amour et ses langages, les efforts et les blessures. J’ai hâte de voir la saison 2 !



Les films
Les temps changent (Netflix)
Un film qui était dans ma liste à regarder depuis quelque temps, et qui utilise le thème du voyage dans le temps pour interroger le couple et l’émancipation féminine, par le biais d’un couple de chercheurs en physique qui se retrouvent propulsés des années 60 à nos jours : les temps ont changé et si, à l’époque, Hector était à la pointe au niveau du féminisme, il se retrouve très vite dépassé et même réactionnaire, quand Nora se fait très vite à un monde où, en tant que femme, elle n’est pas reléguée à l’arrière-plan et ses travaux invisibilisés, au contraire. J’ai beaucoup aimé, en particulier le personnage d’Hector, qui est particulièrement bien construit car il est à la fois attendrissant dans sa manière d’être perdu et insupportable, tout en faisant, finalement, un véritable choix d’amour qui m’a profondément émue… mais je n’en dit pas plus : regardez ce film qui interroge subtilement le couple et les évolutions sociales.
I’m with me (Prime)
Là encore, un film qui interroge le couple : à quelques jours de leur mariage, après qu’on leur a offert une plante un peu étrange, Cindy, une rédactrice en chef de Tabloïd insupportable et sans scrupules, et Damon, un psy un peu timoré, se retrouvent l’un à la place de l’autre. Evidemment, le trope de l’inversion des rôles n’est pas ce qu’il y a de plus original, mais ça fonctionne et chacun peut ainsi découvrir la part de l’autre à laquelle on n’a jamais accès, son univers quotidien et ses petits secrets. Cela donne un film assez drôle, pas très profond cela dit mais qui reste intéressant. Peut-être un peu timoré : je ne sais pas vous mais moi, dans une telle situation, la première chose que je ferais serait de faire l’amour.
Le café de l’amour (Prime)
Une romance de la saint-Valentin dans laquelle Tina, une amoureuse de l’amour, tient un café-restaurant pour couples : ils y ont leur premier rendez-vous, s’y demandent en mariage et y fêtent leurs anniversaire, aidés de la maîtresse des lieux qui ne laisse rien au hasard. Mais, comme c’est toujours le cordonnier le plus mal chaussé, elle-même n’a pas d’amoureux, et elle se retrouve en plus à devoir se battre pour sauver son restaurant. Elle doit aussi aider un comique prometteur à reconquérir sa dulcinée suite à une demande en mariage loupée, en le faisant travailler sur ce que lui reproche sa partenaire. Je vous laisse deviner la suite, ce n’est pas très difficile, mais ce film mignon m’a pas mal enchantée !



Et voilà pour ces petits favoris de février ! Et vous, vous avez des découvertes à me conseiller ?








Un petit mot ?