Je préfère avoir senti une seule bouffée du parfum de ses cheveux, une seule caresse de sa main, que toute une éternité sans elle.
Ce fil est un remake des Ailes du Désir de Wim Wenders. Je l’avais vu il y a longtemps, et lorsque j’ai vu le DVD en promotion à 2€, je n’ai pas résisté à l’envie de le revoir.
Seth est un ange. Il vient chercher l’âme des gens lorsqu’ils meurent, et leur demande toujours ce qu’ils ont préféré sur terre, afin de le noter sur un cahier. Mais cela ne le satisfait pas totalement, il se demande ce que cela fait de sentir, de toucher, de goûter. Mais les anges ne sont pas humains, ils n’ont jamais été humains, et tout cela leur est interdit. Tout comme l’amour.
Un jour, une petite fille lui demande « A quoi ça sert d’avoir des ailes si tu ne peux pas sentir le vent sur ton visage », et il se demande aussi.
Un autre jour, alors qu’il est là pour accompagner un de ses protégés dans l’autre monde, il est ému par la détresse de Maggie, la cardiologue qui a opéré le mort. Il ne tarde pas à en tomber amoureux, d’autant qu’il est persuadé qu’elle peut le voir. Et très vite, il fait la connaissance d’un homme qui dit être un ange ayant choisi de devenir humain…
Moins complexe que l’original, ce film n’en est pas moins très beau, et traite avec beaucoup de délicatesse le thème millénaire de l’ange déchu.
L’ange qui ne connaît ni la faim, ni la peur, ni la douleur, mais qui est prêt à sacrifier le Paradis et l’immortalité pour ce que les humains ont de plus précieux : le sentiment amoureux. Cela donne de très jolies scènes, pleines de poésie, comme celle où Maggie essaie d’expliquer à Seth, toujours ange, quel est le goût de la poire.
Mais c’est aussi un film plein de tristesse et de mélancolie, une réflexion métaphysique sur la vie, la mort, Dieu, le libre-arbitre, et le bonheur.
A quoi sommes-nous prêts à renoncer par amour ? Que sommes-nous prêts à risquer ? Que sommes-nous prêts à sacrifier ?
La Cité des Anges
Brad SILBERLING









Un petit mot ?