La vie magique est une vie où s’ouvrent toujours des possibles, même quand on s’imagine qu’il n’en existe pas. Des possibles inattendus, surprenants, des possibles merveilleux, donnant accès à ce qui nous semblait inaccessible, des possibles qui sèchent nos larmes et nous comblent.
Où sont-ils ? Partout. Quand apparaissent-ils ? Tout le temps. Que réclament-ils pour advenir ? Rien, sinon un état d’esprit ouvert à leur présence. L’état d’esprit des fées, comme celui de Mary Poppins, qui ont juste confiance dans l’existence des possibles et dans le fait que la vie mérite d’être célébrée.
Comment trouver de la magie dans le quotidien ? C’est un de mes questionnements actuels, et le sujet du dernier essai de Fabrice Midal, sur lequel je suis tombée par hasard au début de l’été et que j’ai lu dans la foulée. Fabrice Midal n’était pas un auteur auquel je m’étais intéressée jusqu’alors. J’écoute parfois son podcast, mais sans plus de passion que ça (à l’occasion, il m’agace un peu) et, pour tout dire, j’en suis arrivée à une étape de ma vie où la plupart des ouvrages de ce que l’on appelle le « développement personnel » ont plus tendance à me crisper qu’à m’aider. Ils m’ont été utile, m’ont permis d’avancer (pas tous), mais ce n’est plus le cas. Nonobstant, j’ai eu envie de lire celui-là, parce que le sujet m’appelait.
En vingt-sept courts chapitres, Fabrice Midal nous invite donc à voir ce que peut être la magie de l’ordinaire : se relier à l’intelligence de la vie, avoir confiance, découvrir la puissance des tâches banales, oser poser des questions « bêtes », ne pas se laisser prendre par l’esprit de sérieux… Chaque chapitre commence par raconter une histoire, personnelle ou non, avant d’analyser cette magie en situation et d’en tirer une leçon.
De manière générale, je n’ai pas tellement apprécié cette lecture, et elle ne m’a pas apporté grand chose, et j’ai même hésité à lui consacrer un article. J’ai eu l’impression d’y retrouver tous les poncifs habituels que j’appelle parfois le syndrome du ravi de la crèche, et il y a beaucoup de choses avec lesquelles je ne suis pas du tout d’accord (il y a aussi des choses avec lesquelles je suis d’accord).
En outre, je n’aime pas beaucoup le « tu » employé qui, cherchant la proximité, m’a souvent paru au contraire condescendant, comme si l’auteur s’adressait à un enfant à qui il faisait la leçon.
Alors je ne dis pas que cet essai n’a aucun intérêt, et je pense que, pour certaines personnes, il peut aider à sortir un peu la tête de l’eau et regarder les choses autrement, mais je pense que je n’étais pas le public cible.
La Magie de l’ordinaire (lien affilié)
Fabrice MIDAL
Flammarion/Versilio, 2025









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