C’est une des expositions les plus courues du moment, que je voulais évidemment voir car l’Art Déco est un mouvement que j’apprécie beaucoup. Inutile de faire durer le suspens : elle mérite totalement son succès, tant elle nous fait voyager d’émerveillement en émerveillement. La scénographie est claire, aérée, et la curation exceptionnelle, comme d’habitude dans ce musée, qui a changé de nom, mais pas de qualité.
Né dans les années 1910, le mouvement Art Déco connaît son apogée (et se baptise) en 1925, lors de l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris. Protéiforme, l’Art Déco s’incarne de mille et une façon dans mille et un domaines, de l’architecture à la mode en passant par la bijouterie, le mobilier, ou encore la tapisserie.
Et le centenaire de l’exposition internationale est l’occasion pour le musée des arts décoratifs de mettre en valeur sa très riche collection.
L’exposition commence au niveau 2, et met en valeur les origines de l’Art Déco, avec l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925, les créations de Cartier, pionnier dans ce renouvellement des formes, la grammaire visuelle de l’Art Déco (corbeilles et guirlandes de fleurs, bestiaire, formes géométriques), et les prémices de ce nouveau style dès les années 1910. Cette première section est absolument magnifique, on resterait des heures à admirer chaque objet. Néanmoins, je m’interroge sur l’ordre choisi, et j’aurais trouvé plus logique de commencer par les origines et la grammaire, avant d’aller plus loin. Cela dit, cela ne change rien au vif plaisir éprouvé à contempler les bijoux Cartier (j’ai moi-même un collier Art Déco qui me vient de mon arrière-grand-mère et qui m’a accompagnée à l’exposition, mais il n’a pas de diamants), les vases Lalique ou les robes Vionnet. Entre autres merveilles fabuleuses.







La visite se poursuit au niveau 3, et nous invite dans les intérieurs de Nelly de Rothschild et de Jacques Doucet, nous présente les merveilleuses idées de la Société des Artistes Décorateurs et plusieurs grands noms de l’Art Déco. Je n’ai pas tout aimé dans cette partie, essentiellement constituée de mobilier, qui est sans doute l’aspect que j’aime le moins dans le mouvement, mais cela reste un régal pour les yeux !




Et enfin, direction le niveau 0 pour le clou de l’exposition : toute une partie consacrée au mythique Orient-Express et à sa renaissance prévue pour 2027 : un wagon a été installé dans la nef, où l’on peut également admirer de nombreuses reproductions du restaurant ou des cabines, qui m’ont fait dire que dans ces conditions-là, je voulais bien voyager en train. Tout est beau, luxueux, lumineux, raffiné. Vraiment : à elle seule cette partie mérite la visite.






En fait, je me rends compte que j’ai du mal à trouver les mots pour parler de cette visite, tant elle m’a enchantée et nourrie visuellement, mais pas encore verbalement. Mais vraiment : si vous passez par Paris d’ici le mois d’avril, allez-y. Je conseille de réserver en ligne afin d’éviter la file d’attente, j’y suis allée un samedi et il y avait beaucoup de monde mais cela restait respirable et on pouvait vraiment en profiter et admirer à loisir.
1925-2025 : cent ans d’Art Déco
22 octobre 2025 – 26 avril 2026
Musée des Arts Décoratifs









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