Autrice indépendante : les dernières nouvelles

Cela fait un moment que nous n’avons pas parlé d’écriture par ici, alors que c’est pourtant l’un des buts de ce site : parler de mon quotidien d’autrice. Il est vrai qu’il n’y a pas toujours de grandes nouveautés, et ces dernières semaines, la plupart de mes projets étaient à feu moyen. Mais j’ai néanmoins quelques petits points à aborder.

Dans cette édition des news, il sera essentiellement question de marketing et de positionnement. Parce que le métier d’autrice indépendante est fait de multiples activités, et pas seulement l’écriture proprement dite.

Un cours pour être auteur ?

Je n’ai jamais réussi à répondre à la question « est-ce que l’écriture s’apprend ? », j’imagine que dans un certain sens oui, mais j’ai un peu de mal avec l’idée d’un diplôme en écriture créative, comme cela se fait aux Etats-Unis. Et ce n’est de toute façon pas l’objet du cours auquel j’ai jeté un oeil.

Il y a quelques mois, j’avais répondu à un questionnaire de Livementor, afin de leur permettre de mettre au point leur nouvelle formation « Publier son livre et rencontrer ses lecteurs », et en remerciements j’ai pu avoir accès au plan de la formation et aux premiers modules : l’un d’eux était consacré à l’écriture proprement dite, le suivant à l’identité d’auteur. Beaucoup de modules sont consacrés au marketing et à la stratégie de communication, et je pense que cela ne me ferait pas de mal. J’ai déjà fait une formation marketing avec cet organisme, mais ce qui m’a toujours ennuyée c’est que le livre est un produit très particulier à vendre, et que beaucoup de stratégies ne fonctionnent pas vraiment.

Au final, j’hésite beaucoup à prendre cette formation, dans l’avenir : je ne la veux pas dans l’immédiat car, outre que je n’ai pas tellement le temps, je n’ai pas de projet imminent sur le feu et que je ne voudrais pas « gâcher » l’accompagnement d’un mentor. Je me dis aussi que c’est bon, je ne vais pas passer ma vie à faire des formations. Il n’empêche : je suis tentée.

On en reparlera donc… ou non.

De nouvelles couvertures

C’est ce qui m’a pas mal occupée depuis le début de l’année : refaire les couvertures de mes romans. Je ne veux pas de changement radical, mon univers reste le même, mais : je n’aime plus la police choisie pour les titres, qui est assez illisible. Je me suis aussi rendu compte que selon les titres certains éléments n’étaient pas exactement au même endroit et de la même taille, faute d’avoir correctement fait mon template (sur Canva comme sur tout, j’ai progressé, depuis 2022), et qu’il y avait trop de polices, trop d’éléments différents, rien de bien méchant mais tout cela mérite un petit nettoyage.

Et dans ce cadre, j’ai pris la décision de ne plus utiliser le pseudonyme de Serena de Lyoncourt et de désormais tout publier sous mon nom. Alors je pourrais en écrire toute une tartine sur le sujet, et peut-être que je le ferai prochainement car mes raisons pour utiliser un pseudonymes étaient plus une question de dissociation que d’anonymat, et que le fait d’écrire sous mon seul nom marque une réunification de mon moi.

Je ne vous révèle pas encore ce travail graphique car il est en cours, et j’ai encore de nombreux questionnements, mais je suis assez contente de ce petit coup de neuf.

Etendre la distribution et proposer de nouveaux formats ?

Une de mes dernières réflexions en date : je n’ai pas du tout l’intention de quitter KDP, mais je me disais que ce serait pas mal davoir d’autres réseaux de distribution, notamment pour les prochaines publications. Je pensais notamment à Bookelis, avec l’option de distribution via Hachette. Ce qui m’ennuie c’est que, si j’ai bien compris, cette solution m’empêche d’utiliser mes propres ISBN, or je tiens beaucoup à la propriété de mes ISBN… Je trouve aussi cette solution assez chère et peu rémunératrice en termes de redevances. J’étudie la question… Je vais peut-être commencer par le numérique : KDP unlimited ne me rapporte rien, je pourrais donc supprimer l’exclusivité et publier sur d’autres plateformes. Comme je le disais, c’est en cours de réflexion.

Dans cette perspective, je réfléchissais aussi à de nouveaux format : traduction (pourquoi pas) et livre audio. On verra, on verra.

L’écriture

Le plus important pour la fin. La grande nouvelle, c’est que j’ai recommencé à écrire de l’érotisme, alors que je finissais par me dire que ce n’était peut-être qu’une phase, essentielle sur mon chemin, mais terminée. A présent je pense que c’était ne plus en écrire qui était une phase, et que c’était lié à autre chose. Toujours est-il que j’écris à nouveau joyeusement des nouvelles érotiques, et que j’espère publier un recueil vers la fin de l’année. Ce projet explique aussi l’abandon du pseudonyme de Serena de Lyoncourt.

Le Truc avance aussi, et grâce à un événement récent, je ne désespère pas de pouvoir publier le premier tome un jour ou l’autre. Pas demain, pas après-demain mais il y a une lueur d’espoir.

Deux projets patinent.

Adèle : j’aime ce texte d’amour mais l’écriture en est trop ambitieuse pour quelqu’un qui a malheureusement un travail alimentaire qui lui aspire toute son énergie et la met dans des états émotionnels complexes. Pour écrire Adèle j’ai besoin de temps long, de longues plages d’écritures quotidiennes, et ça, je ne l’ai pas. Le projet reste donc en pause, pour le moment.

Le projet déesse, lui, avance, mais c’est tellement tentaculaire que je ne sais pas si je verrai un jour la fin des recherches préliminaires.

Voilà pour les nouvelles. J’aimerais pouvoir faire plus de choses et me consacrer pleinement à ce métier qui m’épanouit vraiment, dans toutes ses dimensions, mais pour le moment ce n’est malheureusement pas le cas, parce que j’ai bêtement besoin d’avoir un toit sur la tête et de nourriture dans mon frigo. Quel dommage !

6 réponses à « Autrice indépendante : les dernières nouvelles »

  1. Avatar de lizagrece
    lizagrece

    Ce que l’on appelle écriture créative et qui donne lieu à des formations données notamment dans les Universités Américianes me semble êttre un leurre et n’a pour but, à mon sens, de formater celles et ceux qui veulent écrire. L’imagination, l’inspiration ne peuvent s’enseigner. Quant à mêler des techniques de marketing cela me semble vraiment à cent lieues de ce qu’est l’écriture qui nécessite un lâcher prise et une concentration loin des contingences financières. Après, à chacun et chacune de se positionner sur l’acte d’écrire: est-ce une urgence, un beoins vital ou un moyen de gagner sa vie ?

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    1. Avatar de Caroline Doudet

      Le problème dans mon cas est que la nécessité de gagner ma vie coupe mon besoin vital d’écrire…

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      1. Avatar de lizagrece
        lizagrece

        C’est malheureusement le cas de beaucoup d’écrivains. Ecrire et exercer une profession. Nombreux sont profs, mais aussi ouvrier [Comme Ponthus] ou autre …

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        1. Avatar de Caroline Doudet

          Oui, je sais… mais cela me rend infiniment malheureuse et ce travail alimentaire me coupe de l’écriture…

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  2. Avatar de La plume et la page

    Voilà, pour écrire il faut avoir de longues plages horaires pour s’y consacrer et dans mon cas, ne pas avoir de contingences à s’occuper (ménage, vaisselle, repassage, distractions de mon environnement…). Il faut de l’espace mental également, pouvoir faire fi des charges mentales, avoir l’esprit libéré. Et dans mon cas c’est ce qu’il y a de plus compliqué. Surtout que mon petit cerveau n’arrête pas de mouliner sur des tas de sujets…

    Je crois qu’écrire ne s’apprend pas. On s’améliore en lisant et en écrivant, on trouve son style. Pour cela (et bien d’autres choses d’ailleurs) je ne crois pas aux recettes toutes faites.

    Je t’admire dans ton chemin de publication et de diffusion de tes ouvrages. Je n’ai qu’un texte terminé que j’avais envoyé à trois maisons d’édition qui ont, toutes les trois, refusé mon tapuscrit. Et pas eu le courage de solliciter d’autres éditeurs…

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    1. Avatar de Caroline Doudet

      Je te conseillerais de regarder l’autoédition (la vraie, pas Librinova) : c’est du boulot mais au moins on reste maître de son destin !

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Portrait plan américain d'une femme châtain ; ses bras sont appuyés sur une table et sa maingauche est près de son visage ; une bibliothèque dans le fond

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