Comment j’écris mes newsletters

Ne me demandez pas pourquoi certains sujets se transforment en article de blog et d’autres en newsletter : je n’en ai strictement aucune idée, c’est un processus purement intuitif. Un sujet me vient à l’esprit, et je sais s’il est pour le site ou pour la newsletter. Le seul critère que je pourrais voir c’est celui du degré d’intimité : comme l’essentiel du contenu de l’Escale Poétique est derrière un mur de paiement, je peux y dire des choses que je ne pourrais pas dire sur la place publique. Mais ce n’est même pas certain.

Je ne sais donc pas pourquoi, sur le blog, j’écris un article sur l’écriture de la newsletter. Cela dit je ne crois pas que cela ferait une bonne newsletter.

On pourrait croire que écriture d’un article de blog et écriture d’une newsletter sont de même nature, et que le processus d’écriture est le même. Ce n’est pas le cas, en tout cas chez moi (mais je ne crois pas que l’on soit très nombreuses à avoir et un blog, et une newsletter, alors que je ne me vois pas abandonner l’un ou l’autre). Ils se complètent, mais sont différents, un peu comme des jumeaux dizygotes. Les articles de blog (je parle ici bien sûr des articles réflexifs/introspectifs, pas des articles culturels qui sont d’une nature très différente) sont beaucoup plus spontanés : un sujet me vient, un questionnement, et en général j’écris l’article dans la foulée.

Pour l’Escale poétique, c’est différent : j’y passe plus de temps, fais davantage de recherches. Même si la base reste introspective.

J’ai un carnet dédié à la newsletter (comme j’ai un carnet pour chacun de mes projets) (en réalité j’ai deux carnets : l’un pour l’Escale Poétique et l’autre pour l’Empreinte des jours, mais je parle ici de l’Escale). Dès qu’un sujet, un questionnement, une thématique me vient (souvent à l’occasion d’une lecture), je lui consacre une nouvelle page. J’écris en haut ce qui pourra éventuellement être le titre de la lettre. Puis je liste les ressources et les différentes idées qui me viennent en tête à ce moment-là.

Quelques exemples de sujets que je compte aborder dans les prochaines éditions :

  • La nourriture est-elle un langage de l’amour ?
  • Faut-il savoir ce qu’on attend du couple pour le trouver ?
  • Le sujet qui nous hante
  • Construire son propre métier : un chemin vers soi
  • La quête de la perfection
  • Les hommes pleurent-ils ?
  • L’intelligence est-elle une qualité érotique ?
  • Le digital a-t-il amélioré notre vie sexuelle ?
  • Le désir est-il le propre de l’homme ?
  • L’érotisme est-il la base de la connaissance de soi ?
  • L’érotisme est-il un outil de lutte féministe ?

Ce ne sont que quelques exemples, que je ne promets même pas d’aborder prochainement. Peut-être que le sujet de la prochaine, qui paraîtra dimanche, est dans cette liste, peut-être pas (j’écris cet article très en amont de sa parution, et je ne me suis pas encore mise à la newsletter).

A partir du moment où le sujet s’est vu attribuer une page dans mon carnet, il entre dans mon champ d’investigation, et mon cerveau fonctionne comme une tête chercheuse, à l’affût des ressources pour le nourrir, et que je note au fur et à mesure. Certains questionnements se complètent plus vite que d’autres : le sujet de la dernière Escale, les débuts amoureux, est resté très peu de temps dans mon carnet (j’avais déjà beaucoup de matière), quand d’autres y sont depuis des mois, sans que leur tour ne soit venu d’être écrit.

Quant au choix du sujet au moment, une semaine sur deux, d’écrire la newsletter, je n’ai pas de processus fixe. Parfois je sais, parfois je feuillette le carnet en quête d’idée. Une fois que j’ai mon sujet, je rassemble mes ressources (mon carnet newsletter et mes carnets de notes) et… j’écris. Parfois en une seule session, parfois plusieurs, encore une fois cela dépend, si toutes mes idées sont déjà en ordre, ou si j’ai encore besoin de laisser infuser certaines choses. Parfois, une dernière ressource m’arrive sur un plateau au dernier moment, et je trouve cela merveilleux.

Et lorsque je suis devant mon ordinateur, les doigts courant sur le clavier, je me sens parfaitement alignée et à ma place.

En tout cas, si vous me lisez ici et que vous n’êtes pas encore abonné aux newsletter (L’Empreinte des jours, gratuite et mensuelle, et l’Escale Poétique, majoritairement payante et bimensuelle), n’hésitez-pas ! C’est différent d’ici !

2 réponses à « Comment j’écris mes newsletters »

  1. Avatar de James Jones

    Sujets très intéressants, et bel article sur la création… Des textes !
    De mon côté, les articles sont un peu réalisés… Au coup de cœur, à l’inspiration de l’instant, et une idée que je pensais être bonne en article, peut des fois rester en retrait, et c’est la réflexion qu’elle a entraîné, qui passe en premier.
    D’où un rythme de parution totalement aléatoire 😸

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Portrait plan américain d'une femme châtain ; ses bras sont appuyés sur une table et sa maingauche est près de son visage ; une bibliothèque dans le fond

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