Talons Aiguilles, de Pedro Almodóvar

Je pourrais vous dire que je ne sais pas pourquoi j’ai eu subitement envie, dimanche soir, de revoir ce qui reste mon film préféré d’Almodóvar mais en réalité, je le sais très bien, c’est à cause d’un roman que je viens de terminer.

Le fait est que, même s’il commence à dater (1991), j’aime toujours autant ce film, que je connais tellement bien que je peux désormais le voir en VO sans sous-titres, ce qui ne fait pas de mal à ma pratique de la langue de Cervantes.

Après des années d’absence, Becky Del Paramo, célèbre chanteuse et actrice, rentre à Madrid et retrouve sa fille, Rebeca, présentatrice du journal télévisé, mariée à un de ses anciens amants, Manuel, qui est aussi le directeur de la chaîne ou travaille Rebeca.

Les retrouvailles se passent de manière assez chaotiques, et Rebeca présente à Becky Letal, un travesti qui l’imite. Par ailleurs, Becky comprend vite que le mariage de Rebeca est un naufrage, surtout quand Manuel lui propose de reprendre leur ancienne relation.

Une nuit, Manuel est assassiné, et l’enquête est confiée au juge Domínguez, qui n’est autre que Letal (mais ça personne ne le sait à part le spectateur), amoureux de Rebeca…

Les mauvaises langues diront que si je voue un culte à ce film, c’est à cause du titre, et je répondrai que ce n’est pas bien de se moquer.

Non, si j’aime ce film, c’est parce que je trouve que c’est l’un des plus aboutis du réalisateur, celui où tous ses thèmes obsédants sont à leur paroxysme : le travestissement bien sûr avec l’intrigant et fascinant juge/Letal ; d’ailleurs, la première fois que j’ai vu ce film, c’est parce que je projetais plus ou moins de travailler sur le travestissement, ça ne s’est pas fait mais j’ai tout de même lu et vu des choses sur la question.

Les relations mère-fille sont ici complexes et passionnantes. On retrouve aussi toute la saveur et l’humour d’Almodóvar, qui manie mieux que personne le registre burlesque : la scène entre Rebeca et Letal, dans la loge de ce dernier, est d’anthologie (je ne m’étendrai pas pour ceux qui n’auraient pas vu le film…).

Quant à la BO… les deux chansons phare du film, Un año de amor et Piensa en mí sont parmi mes préférées au monde, et me font pleurer à chaque fois.

Tacones Lejanos / Talons Aiguilles
Pedro ALMODÓVAR
Espagne, 1991

4 réponses à « Talons Aiguilles, de Pedro Almodóvar »

  1. Avatar de Dorothée

    Mon préféré également, ex aequo avec la Mauvaise Education…
    et le titre ne gâche rien 😉

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    1. Avatar de L'Irreguliere

      Non, c’est vrai !

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  2. Avatar de Syl.

    Ou… la scène… où la barre est bien accrochée…
    J’aime beaucoup ce film, la chanson, les acteurs… l’acteur…. Il est waouh ! avec perruque et sans.

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    1. Avatar de L'Irreguliere

      J’ai beaucoup fantasmé sur Bosé à une époque, mais j’en suis revenue !

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