A part les nains, tout le monde peut grandir en taille. Ça, c’est ce que l’oeil voit. Mais grandir à l’intérieur, c’est plus compliqué.
Victor a neuf ans. Ses parents sont séparés : son père, photographe, est un grand enfant qui ne veut pas grandir, et sa mère, libraire et blogueuse, s’est mise en couple avec Pilar, une peintre, même si elle aime encore beaucoup le papa de Victor.
Mais si Victor écrit dans un cahier un roman qu’il appelle L’Été des Lucioles, ce n’est pas vraiment pour raconter les aléas de sa vie familiale, même s’il y a beaucoup à dire. Ce qu’il veut nous conter, c’est ce qui s’est passé cet été-là, autour du chemin des douaniers du Cap Martin…
Encore une fois, le talent de Gilles Paris pour nous faire voir le monde à travers les yeux et les paroles d’un enfant fait mouche.
Ce conte initiatique, très drôle par moments, empreint d’une naïveté touchante, mais aussi par endroits émouvant et bouleversant, est à la fois rafraîchissant et divertissant, et profond.
Autour des thèmes des secrets de famille, des drames du passé, il nous apprend, finalement, ce que c’est que de grandir, que ce soit pour un enfant, apte à voir encore la magie du monde, ou pour un adulte atteint du syndrome de Peter Pan.
Flirtant avec le fantastique, le roman est avant tout onirique, d’une poésie et d’une tendresse absolue. Il se dévore en une demie nuit (à peu près), réveillant l’enfant qui sommeille en chacun de nous, mais pour mieux le mener aux rivages du monde des adultes.
Une très belle lecture que je vous conseille sans réserve !
L’Eté des Lucioles (lien affilié)
Gilles PARIS
Héloïse d’Ormesson, 2014









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