Amsterdam est en elle-même une ville-musée, où le temps semble parfois s’être arrêté. Mais il y a aussi, bien sûr, nombre de musées (au sens large) à y visiter.
Je suis très loin d’avoir tout fait, et d’emblée, en organisant mon programme, j’ai sacrifié trois lieux qui pour beaucoup apparaîtront comme des fondamentaux : la maison d’Anne Frank, pour des raisons émotionnelles principalement ; le Rijks, parce que je n’aime pas de manière générale les grands musées, que je n’avais pas envie de m’enfermer toute une journée ni de faire 3h de queue et payer un prix indécent pour peut-être entrapercevoir La Laitière entre deux touristes ; le musée Van Gogh, parce que je ne suis pas une acharnée de ce peintre au point là encore de faire 3 h de queue.
En fait, j’ai évité les endroits où il y a la queue. Je me suis aussi abstenue de la plupart des musées « gadget » comme la tulipe, le cannabis, la prostitution, les funérailles et la pipe (celle qui se fume).
Pour ce que j’ai visité, il y a du très bien et du largement dispensable de mon point de vue :
De Kattenkabinet (Herengracht 497)
Situé dans une maison typique amstellodamoise, le Kattenkabinet est un musée privé consacré à la représentation des chats dans l’art. C’est un petit musée assez sympatique, qui ravira évidemment ceux qui aiment cet animal. Ce n’est pas si kitsch que ça pourrait l’être, c’est assez vite fait mais intéressant, pas indispensable cependant et un peu cher.




Sexmuseum (Damrak 18)
On attend Amsterdam sur le sujet. Pour ma part, j’étais curieuse, mais méfiante, connaissant la propension de ce genre de musées thématiques à proposer du grand n’importe quoi. De fait, ici, le pire côtoie le meilleur.
Il y a des objets vraiment très intéressants, historiques, qui pourraient donner un musée sérieux sur le sujet, s’ils étaient mieux mis en valeur, et surtout s’ils n’étaient pas étouffés par tout un tas de bric-à-brac vulgaire et kitschissime qui donne l’impression d’être arrivé dans un parc d’attraction du cul : des sexes géants sur lesquels s’asseoir et se prendre en photo, tout un panel de statues de cires animées et j’en passe.
Alors c’est sûr, ça attire le client, c’est plein de hordes de jeunes niais qui ricanent. Mais moi j’aimerais un jour trouver un musée sérieux sur le sujet et ce musée avait matière à le faire. Largement dispensable donc, ou alors juste pour la partie intéressante. Après, ce n’est pas cher…








(il y a aussi un musée de l’érotisme, mais comme il est situé dans le Red Light District, je me suis méfiée…)
Cheesemuseum (Prinsengracht 112)
Alors « musée » est un bien grand mot, c’est tout à fait gadget et on n’apprend pas grand chose grand chose, mais c’est sympathique et c’est de toute façon ce que j’ai trouvé de mieux comme boutique de fromages…




Musée du diamant (Paulus Potterstraat 8)
Vous me connaissez, je suis une poule de luxe, alors les diamants… Il y a plusieurs possibilités à Amsterdam si on est intéressé par cette pierre précieuse et je ne suis pas sûre que j’ai choisi la meilleure, car de fait ce musée n’abrite que des copies (et pas toujours de la plus grande qualité).
Mais c’est assez intéressant dans l’ensemble, très pédagogique, on apprend beaucoup de choses sur la manière dont la pierre se crée, son extraction et son commerce, la taille, les diamants les plus célèbres ou encore les bijoux royaux.





Musée Van Loon (Keizersgracht 672)
Attention, ça c’est mon gros coup de cœur. Il s’agit d’une sublime maison construite en 1672 par l’architecte Adriaen Dortsman, et qui a d’abord appartenu au peintre Ferdinand Bol, un élève de Rembrandt. Elle porte le nom des derniers occupants, les Van Loon, une richissime famille de négociants et amateurs d’art.
Cela permet d’avoir un aperçu de l’architecture des maisons amstellodamoises dans sa totalité : évidemment les étages des maîtres, qui regorgent de chefs-d’œuvre et sont d’une beauté à couper le souffle, mais aussi, moins attendu, le sous-sol avec la cuisine, le jardin dans lequel on peut boire un café, et de l’autre côté les écuries. Vraiment, une visite que je recommande absolument (on peut le louer pour les mariages et autres réceptions… ça doit être quelque chose) !








Musée Willet-Holthuysen (Herengracht 605)
Alors là, j’y suis entrée totalement par erreur et par hasard, croyant entrer au musée des sacs (100m plus bas dans la même rue) mais je ne l’ai absolument pas regretté. C’est exactement le même principe que le précédent : une très riche maison de maîtres, à couper le souffle. Les deux se complètent bien, si vous ne devez en faire qu’un le Van Loon est plus grand, mais si vous pouvez faire les deux n’hésitez pas.






Musée des sacs (Herengracht 573)
J’ai donc fini par le trouver. Là encore (comme d’ailleurs la plupart des musées d’Amsterdam) il donne un bon aperçu des maisons typiques, mais il retrace surtout l’histoire du sac (sac à main, bagage) jusqu’à nos jours, les formes, les matières, les usages… évidemment pas indispensable, mais très intéressant pour les amateurs de fanfreluches !








Musée historique juif (Nieuwe Amstelstraat 1)
Le billet comprend aussi la visite de la synagogue portugaise et du musée de l’holocauste, mais je n’ai pas eu le temps. Ici, l’enjeu est de présenter l’histoire des Juifs aux Pays-Bas du XVIe siècle à nos jours, ainsi que les principaux fondements du judaïsme et les juifs ayant marqué l’histoire du pays. Très intéressant et instructif, même si sur ce sujet j’ai préféré celui de Prague.



Musée de la maison de Rembrandt (Jodenbreestraat 4)
Vous savez combien j’aime les maisons d’artistes. Ici, dans la véritable maison du peintre, on a reconstitué la manière dont il vivait avec du mobilier d’époque. On visite ainsi les salons où il recevait les potentiels acheteurs, son atelier, celui de ses élèves. Des démonstrations sont faites sur les couleurs. Très typique et intéressant !






De manière générale, j’ai adoré visiter les musées à Amsterdam. Comme je n’ai pas choisi les plus courus, je n’ai jamais fait la queue, c’était calme, le personnel est très accueillant mais à part au musée d’histoire juive (qui a des mesures de sécurité particulières) et à la maison de Rembrandt on n’est pas surveillé dans les salles, et surtout on peut faire absolument toutes les photos qu’on veut !









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