Etre en colère contre soi-même (et se pardonner)

Pleine Lune de colère

J’ai beaucoup écrit sur la colère. Parce que c’est une émotion qui ne cesse de me traverser. Chaque jour. J’ai l’impression que depuis que je suis née, je suis en colère contre tout, et tout le temps. Chaque jour, beaucoup de choses, parfois anodines, me mettent en colère. Peut-être que cela va étonner ceux qui me connaissent et me fréquentent, parce que je ne la laisse pas exploser en public, sauf si vraiment, on dépasse franchement mes limites.

Par contre, si j’arrive à peu près à la canaliser, je la ressens, et dès qu’il m’arrive un truc, je suis en colère. Je bouillonne. Comme un volcan. Bon, il se trouve que j’ai beaucoup de feu dans mon thème, et notamment du Bélier… mais c’est épuisant.

Et surtout, je me disais qu’à force de « travailler sur moi » comme on dit (je n’aime pas du tout cette expression, mais enfin, je ne trouve pas mieux), ça finirait par passer. Et comme ça ne passait pas… bah ça me mettait en colère.

Mercredi dernier, il y avait la Pleine Lune en Bélier : une de celles qui sont le plus éprouvantes pour moi, parce qu’elle vient, justement, attiser le feu de ma colère qui n’en a pas réellement besoin. Elle était réellement magnifique, cette pleine lune : un ciel chargé de nuages noirs, mais suffisamment dégagé pour qu’avec la tempête, on puisse les regarder courir à grande vitesse et jouer à cache-cache avec Séléné.

On aurait dit que le ciel était en colère, lui aussi. Et c’était merveilleux, d’autant que la veille, j’avais fini, enfin, par comprendre un truc essentiel.

C’est contre moi que je suis en colère. En colère de m’être oubliée, d’avoir sacrifié mon intégrité à ma tranquillité et à la facilité au lieu de me battre pour ce que je voulais vraiment. En colère de m’être, finalement, trahie. Et c’est difficile, d’être en colère contre soi-même. Mais c’est un grand pas je crois de le comprendre.

Reste, maintenant, à me pardonner…

8 commentaires

  1. « Il ne décolérera jamais, celui qui ne sait pas pour quoi il s’est mis en colère ».

    Salomon Nasielski

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    1. Du coup maintenant je sais !

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  2. Syl. dit :

    La colère est parfois bénéfique, mais il faut savoir aussi s’en détacher.
    C’est toi qui a pris la photo de ce ciel ? J’aimerais bien en faire une peinture !

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    1. Oui c’est moi qui ai pris la photo ! N’hésite pas !

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  3. Bien sûr qu’il faut se pardonner.
    Ma psychologue dit qu’il faut être bien veillant envers soi même.
    Des bêtises on en a fait, on en fait et on en refera.
    Mon p’tit secret, c’est de se penser tel qu’on voudrait être.
    Pas rêver bêtement mais se visualiser.
    Et les choses se mettent en place naturellement
    avec des erreurs de parcours inévitables.

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    1. Oui, mais c’est plus compliqué de le faire vraiment !

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  4. Atty dit :

    Je suis très en colère contre moi-même.

    Déjà parce que j’ai trahi mon enfant intérieur en ne m’aimant pas autant que j’ai aimé les autres.

    Ensuite pour avoir été naïve et avoir donné tout ce que je possédais spirituellement affectivement mais également matériellement.

    Mais surtout parce que je suis maman solo et que mes décisions engagent forcément mes enfants qui sont sous ma responsabilité .

    Je suis en colère de n’avoir jamais voulu faire de vagues et d’avoir pourtant eu le mauvais rôle à chaque fois.

    Je suis en colère de m’être épuisée pour un peu d’attention, en négligeant finalement mon propre être.

    Je suis en colère et je me trouve stupide; moi qui suis si fine pour analyser les situations des autres.

    Je suis passée complètement à côté de ma vie 😦

    le déclic à 40 ans c’est mieux que rien, mais punaise le chantier est profond et en regardant un peu sous le tapis du sourire, il semblerait qu’il y ait un bon gros bordel dans tout ça

    Allez hop ?

    Yatoupour yapluka

    Plus facile à dire qu’à faire mais pas le choix, je dois maintenant assainir les choses et me pardonner.

    oui et non…

    je ne peux pas pardonner des schémas que je reproduis et désormais consciente des choses, je ne me pardonnerai qu’à condition de ne plus sauter les deux pieds joints dans les mêmes mécanismes de sacrifice anxiogènes et dommageables.

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    1. Je te comprends, c’est très difficile de voir ses schémas et de continuer à les reproduire, mais malheureusement il ne suffit pas d’avoir d’en avoir conscience pour les dépasser. C’est un processus, et c’est parfois long. Je te souhaite beaucoup de courage !

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