Est-ce que vous lisez encore des magazines papier ?
L’autre jour, je ne sais plus où, je suis tombée sur ce constat que si, majoritairement, les gens restaient attachés au format papier pour les livres, ce n’était plus le cas avec les magazines (je parle bien des magazines et non des journaux), et j’ai trouvé ça dommage, d’autant que moi, j’en lis toujours. Surtout l’été d’ailleurs, j’en achète des quantités astronomiques pour les lire dans mon hamac, mais même au cours de l’année, je me fais régulièrement ce petit plaisir. D’ailleurs, je me suis récemment abonnée à Confettis.
Ce goût pour les magazines remonte à loin. D’abord, lorsque j’étais enfant, les revues diverses sur la nature et les animaux, dont je serais bien incapable de retrouver les titres. Puis, à la pré-adolescence, les magazines de musique, OK Podium et Star Club, que je lisais religieusement avant de découper les images qui me plaisaient et de les coller dans des cahiers. Oui, j’ai toujours eu cette manie, et je regrette d’avoir jetés ces cahiers, qui étaient une première forme de journal poétique.
Ensuite est venue l’adolescence proprement dite, et les magazines comme 20 ans et Jeune et Jolie : j’adorais vraiment le dernier et je ne loupais aucun numéro. Là encore, je découpais, collais, les silhouettes mode qui ensuite m’inspiraient lorsque je faisais les magasins, les conseils beauté et maquillage, et les conseils sur la vie amoureuse, que je n’ai pas dû appliquer correctement. Bon, en écrivant ces lignes, l’envie me prend de m’en commander un ou plusieurs vieux exemplaires de ces années là : peut-être que cela pourrait faire remonter des souvenirs agréables de cette période.
A l’âge adulte, je suis passée aux magazines féminins, essentiellement ELLE et Vogue, mais aussi, au gré de mes envies, Grazia, Biba, Glamour. Sans doute d’autres. A une époque, comme je faisais des recherches sur la mode, je considérais que c’était un outil de travail. Je me suis même mise à collectionner les revues de mode anciennes et vintage, comme le petit écho de la mode (les seuls que je n’ai pas découpés). Je lisais aussi beaucoup de magazines étrangers, pour parfaire mon anglais et mon espagnol en faisant d’une pierre deux coups : les versions internationales de Vogue (je crois qu’une fois je l’ai même acheté en japonais, pour les images), et Instyle !
Aujourd’hui, c’est très éclectique : mode, décoration, cuisine, style de vie, développement personnel, voyage, quelques magazines culturels et d’actualité, je lis un peu de tout, au gré de mes envies et de mes inspirations. Et toujours ce même plaisir du feuilletage, de l’odeur de presse, du toucher du papier glacé, de m’immerger dans les images. J’aime passionnément les magazines CondéNast, dont la beauté des photographies et la qualité des textes nourrit mon imaginaire. J’aime aussi m’offrir le New-Yorker, lorsque je tombe dessus. Je suis dingue de leurs illustrations.
Et toujours ce même rituel qui m’enchante : revenir les bras chargés de trouvailles de chez le buraliste (souvent ces jours-là je passe aussi chez le fleuriste et mes bras sont aussi chargés de merveilles pétaleuses colorées et parfumées), m’installer sur mon canapé (ou mon hamac) avec un café pour les feuilleter une première fois : m’émerveiller des images et du menu. Puis, en plusieurs fois, les lire de la première à la dernière page. Et enfin, parce que je ne peux pas tous les garder, découper les images et les articles que je souhaite conserver dans mes archives, et noter les références des produits que j’ai envie de tester. Ces images me resservent ensuite pour mon vision board, mes moodboards ou mes collages dans mon journal.
Et je serais vraiment triste si tout cela disparaissait, faute de lecteurs : bien sûr on trouve tout sur internet (et cette petite manie a un coût), et j’aime profondément le numérique et ce qu’il nous a apporté, mais il y a dans les magazines papier une magie incomparable !
Et vous alors, vous continuez à lire des magazines papier ?









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