Cela faisait des années que j’avais envie d’une cape. Pas une cape de Zorro ni de sorcière, encore que cela y ressemble beaucoup, non, un manteau cape, avec une capuche, sous laquelle on peut entièrement se mettre. Un vêtement enveloppant et réconfortant comme un plaid, intemporel (il est toujours à la mode même s’il y a des poussées plus significatives certains hivers) et qui donne un style fou. Je trouve.
Une pièce forte, marquante, pleine d’allure.
Nonobstant, c’était davantage un fantasme qu’un véritable projet d’achat. Très pratique en soirée par-dessus une robe ou avec un gros pull toujours un peu difficile à enfiler sous un manteau, la cape souffre néanmoins de deux défauts : l’absence de poches (or je ne sais pas vivre sans poches), et surtout la difficulté avec un sac. Je regardais donc les capes sans oser franchir le pas, d’autant que celles qui me plaisaient avaient la fâcheuse tendance d’être hors de prix. Pour un vêtement que je n’étais pas complètement sûre de pouvoir porter au quotidien, c’était dommage !
Bon. Finalement, l’autre jour, pendant les fêtes, sur un marché, je tombe sur une espèce de faux manteau-cape (faux au sens où il a de vraies manches et pas juste des trous), pour pas très cher, et je me dis que cela me passera mon envie : il est rouge, long, et il me manquait de toute façon quelque chose dans ce style lorsque je sors et que je veux mettre une robe ou une jupe un peu longue. Je l’ai d’ailleurs mis pour le réveillon du 31, et il m’a valu des compliments. Au quotidien j’ai un doute : ça fait un peu père noël.
J’étais néanmoins très satisfaite de mon achat, mais voilà que ma mère, après que nous soyons revenues du marché, me sort du placard… une merveille de cape, exactement comme j’en rêvais depuis le départ : en laine, vert forêt, avec une capuche, parfaitement coupée, parfaitement à ma taille. En fait, c’était la cape qui habitait mon imaginaire depuis le début. J’étais un peu interloquée, dans la mesure où j’étais à peu près certaine de ne jamais avoir vu ce vêtement.
Il s’avère, en réalité, qu’elle avait acheté cette cape l’hiver où elle était enceinte de moi, parce qu’elle avait trouvé qu’une cape était le manteau idéal avec un ventre rond (et de fait, je pense que ça l’est), mais qu’elle ne l’avait finalement pas reportée ensuite.
J’ai récupéré la cape, et avec je me sens iconique : je n’ai pas encore parfaitement intégré le portage de sac à main, mais je suis absolument fan de l’allure qu’elle me donne. En fait, elle est… absolument moi. Je l’ai portée l’autre jour pour aller à une soirée dans un château : il pleuvait, j’avais donc mis la capuche, et ma montée des marches a été remarquée (c’était à mi-chemin entre Cendrillon, une sorcière allant au sabbat, le petit chaperon rouge mais vert et Assassin’s creed).
Et puis, vous connaissez mon amour pour tout ce qui a une histoire, et je trouve celle-ci très jolie, de porter une cape qui a mon âge et que ma maman portait lorsque j’étais dans son ventre.
Quant à la morale de cette histoire (il y en a toujours une, n’est-ce pas ?) je dirais que les choses qui nous sont destinées nous attendent parfois tout près, sans qu’on les voie (la cape était, littéralement, dans le placard de mon ancienne chambre d’ado où je m’installe lorsque je suis chez mes parents).
Et voilà donc l’histoire de ma cape. Par contre je suis désolée, je ne parviens absolument pas à faire de photo convenable, vous devez donc me croire sur parole !









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