Nous voulons pousser la peinture vers un Ă©tat de crise. Cela passe par la saturation, lâexcĂšs ou le gigantisme, pour montrer quelque chose dâopposĂ©, de plus subtil et invisible. Câest de la peinture et ce nâest pas de la peinture. Peut-ĂȘtre est-ce plutĂŽt de lâhyper-peinture, car nous tentons dâen saturer les fondamentaux, de forcer les idĂ©es de lumiĂšre, matiĂšre, format, mouvement, perception, Ă dĂ©border dâelles-mĂȘmes.
Florian et Michael Quistrebert (nĂ©s Ă Nantes en 1982 et 1976, et vivant entre Paris et Amsterdam) travaillent en duo, et pour la premiĂšre fois le Palais de Tokyo leur consacre une exposition personnelle dâampleur avec un ensemble dâĆuvres inĂ©dites mĂȘlant vidĂ©os, lumiĂšres et peintures, intitulĂ©e « the light of the light ».
Une exposition assez saisissante, composĂ©e de trois espaces : on pĂ©nĂštre d’abord dans une salle plongĂ©e dans le noir dans laquelle trois tableaux monumentaux Ă©clairĂ©s Ă la lumiĂšre noire semblent comme des prĂ©sences fantomatiques. La salle suivante, au contraire, est saturĂ©e d’une lumiĂšre crue, et l’espace est occupĂ© par des tableaux de tailles variĂ©es, Ă la peinture satinĂ©e et iridescente, qui tournent et reflĂštent la lumiĂšre. En fin de parcours, une vidĂ©o monumentale, presque psychĂ©dĂ©lique.
L’expĂ©rience est saisissante, malheureusement je n’ai pas pu rester trĂšs longtemps car mes yeux sont trĂšs photosensibles et ces jeux de lumiĂšre sont tout Ă fait le genre de choses susceptibles de me dĂ©clencher une migraine.
Mais. J’ai trouvĂ© cela assez fascinant, et notamment les tableaux qui tournent : le travail de la matiĂšre et le choix des peintures permet vraiment des jeux avec la lumiĂšre, on ne voit pas la mĂȘme chose selon la perspective dans laquelle on se place. C’est trĂšs lent, trĂšs poĂ©tique, comme un ballet !
A voir si vous passez par le palais de Tokyo !



Light of the light
Florian et Michael QUISTREBERT
Palais de Tokyo
Jusqu’au 16 mai 2016









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