On a quand même bien le droit de prendre son temps pour grandir, non ?
Un film que je voulais absolument voir : d’abord parce qu’il est adapté d’une pièce de théâtre de Murielle Magellan, L’Eveil du chameau, pièce que je n’ai ni lue ni vue, mais j’aime beaucoup Murielle Magellan ; ensuite parce que je suis très adepte d’Isabelle Carré ; enfin parce que, si je n’ai jamais spécialement succombé à Patrick Bruel en tant que chanteur, je l’aime plutôt beaucoup comme acteur. Trois bonnes raisons, donc.
Un beau matin, Ange, séducteur invétéré et célibataire endurci phobique de l’engagement, voit surgir dans son bureau Gabrielle, qui lui annonce que sa fille Claire, 17 ans, qu’elle élève seule, est enceinte de Simon, supposé être le fils d’Ange, et que ce serait bien que ce dernier lui parle et le convainque d’assumer cette paternité.
Le problème ? Ange n’a jamais accepté de reconnaître être le père de Simon, et refuse d’entendre parler de cette histoire…
Un très joli film, très tendre, très drôle aussi avec des personnages hauts en couleurs et des scènes qui ne sont pas sans rappeler le mythique Trois Hommes et un couffin.
C’est une comédie romantique, mais pas seulement : c’est aussi un film qui interroge la paternité, la filiation, la reproduction de certains schémas familiaux. A travers le désir d’enfant (le film donnerait presque envie d’en avoir) (j’ai bien dit presque), il est aussi question de l’acceptation de devenir adulte.
Isabelle Carré est, comme d’habitude excellente, incarnant une Gabrielle à la fois drôle, obstinée, fragile et touchante. Quant à Bruel, il est parfait dans ce rôle de séducteur qui se veut cynique mais cache mal un petit cœur tendre prêt à succomber aux joies de la paternité !
Une comédie pleine de fraîcheur et de sensibilité, à voir : c’est parfait pour la saison !
Ange et Gabrielle
Anne GIAFFERI
2015









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