En ce moment, je vois passer beaucoup de vidéos sur le sujet du journaling, qui semble être à la mode, ce qui ne peut que me réjouir tant il s’agit d’une pratique saine : lâcher les écrans pour le papier, se consacrer du temps, créer, me semble en effet essentiel dans le monde comme il ne va pas. Et je suis assez adepte de ces vidéos, car j’adore voir comment les autres appréhendent leur écosystème de journaux : c’est de la curiosité, mais je trouve également cela très inspirant.
J’ai eu envie de réfléchir à mon tour sur la question : ma pratique est en constante évolution et ajustements, mais à force de tâtonnement je suis parvenue à quelque chose d’assez fixe, et qui me convient parfaitement. Je vais prendre ici « journaling » au sens très large d’utilisation de carnets.
Le journal poétique : le plus important
Le journal poétique, c’est le journal qui me sert à la fois de journal intime, de junk journal/journal créatif, de journal de scrapbooking, de journal de voyage, et même de journal de tirages de Tarot.
J’ai beaucoup tâtonné, longtemps cloisonné, mais depuis quelques années j’en suis arrivée à ce journal holistique qui m’accompagne au quotidien, que je numérote et archive soigneusement. J’en suis au tome 27, et je me suis rendu compte que naturellement les tomes correspondaient à des cycles : lorsque je commence un carnet, je tire un arcane majeur du Tarot, et cela me donne la couleur de la période.
Le support est le basic Amazon A5 pages blanches*, qui remplace avantageusement le Moleskine dont les pages s’étaient allégées au point que l’encre traversait et que cela devenait illisible, mais pas le prix. J’ai essayé de varier, mais j’en reviens à ce modèle unique, dont je recouvre la couverture avec du collage, pour qu’il soit plus joli. Le fait est que le modèle unique permet d’archiver plus facilement, et celui-ci, à part la couverture qui fait plastique, est très qualitatif (les pages sont épaisses et permettent d’écrire à l’encre).
Chaque soir, j’y fais le bilan de ma journée : ce que j’ai fait, ce que j’ai ressenti, mes pensées, mon état d’esprit. Il m’arrive aussi d’y écrire en cours de journée. J’aborde parfois mes lectures, les films que j’ai vus, tout ce qui est possible en somme, puisque c’est un journal intime. Mais j’aime aussi y faire des pages créatives, notamment du collage, et y ajouter stickers, photos, billets ou tickets, pour illustrer ma journée. Comme cet article n’y suffirait pas, je ferai prochainement un autre article sur mes essentiels de papeterie.
Finalement, ce journal poétique est un journal de voyage, mais du voyage à travers la vie.
Il a longtemps été confiné dans mon bureau, mais je l’emporte de plus en plus partout.




Le planner / bullet journal
Je ne sais plus comment l’appeler, puisque c’est un outil que je me suis entièrement construit pas à pas en fonction de mes besoins. C’est mon outil d’organisation du quotidien, sur lequel je ne vais pas m’étendre davantage puisque je lui ai consacré un article entier.
Carnets de notes de lecture et journal de bord
Des carnets très utilitaires et que je n’utilise pas depuis si longtemps que ça, mais qui ont révolutionné ma manière d’apprendre. Je scinde les deux, d’un côté les livres et de l’autre le reste, parce que c’est plus pratique pour moi, mais le procédé est le même : je leur avais consacré un article, mais pour résumer, ce sont des carnets que je consacre à la prise de notes sur mes lectures, les vidéos que je regarde, les podcasts, où même les conversations avec les gens.
Sur la page de gauche, je note les éléments importants. A droite, je note ce à quoi ça me fait penser : les liens avec d’autres œuvres, ou autres. Parfois je contre-argumente parce que je ne suis pas d’accord. J’ajoute aussi, parfois, des schémas. Souvent la page de droite n’est pas du tout remplie et on pourrait croire que je gâche du papier, mais lorsque je reviens sur ces notes, cet espace m’est souvent utile.
Ensuite, je me sers de ces carnets pour écrire mes articles et mes newsletters.


Les carnets de newsletters et de blog
Des carnets très spécifiques, et qui ne serviront pas à tout le monde, mais qui moi me sont indispensable pour créer mon contenu et écrire ce que j’ai à écrire.
Le premier est consacré au blog : j’y note mes découvertes du mois pour l’article favori, les idées d’articles qui ont besoin de recherches et de réflexion (par exemple, j’ai une page consacrée aux idées cadeaux : dès que je vois quelque chose qui me plaît je l’ajoute à la liste, et à la fin cela donne l’article sur les idées cadeaux de Noël), j’y prends aussi parfois des notes « marketing ». C’est un outil totalement organisationnel, que je complète avec un autre plus « visuel » d’inspiration.
Le deuxième est consacré à l’Escale Poétique. J’en ai parlé dans l’article dédié : j’ai une page par idée d’article, au fur et à mesure je notes idées et renvois aux carnets de notes de lecture, et lorsque j’écris l’article je centralise.
Le troisième est pour l’empreinte des jours : une page par mois, je note les idées qui me viennent au fil du temps jusqu’à écrire la lettre.
Les carnets du quotidien
Je ne vais pas multiplier les catégories, mais je possède aussi une infinité de carnets pas toujours thématiques semés un peu partout (un à côté de mon lit, un autre dans mon sac car je n’ai pas toujours mon journal), des carnets pour les citations, un carnet d’idées pour les ateliers d’écriture, et je ne compte pas les carnets qui sont dédiés à mes projets de livre.
Et vous, comment ça se passe avec vos carnets ?








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