Au marché…

L’une des choses que je préfère aux belles saisons dans lesquelles nous venons d’entrer, et particulièrement lorsque je suis en voyage ou en vacances, c’est de visiter les marchés. Je n’y vais pas seulement aux belles saisons, mais c’est à ce moment-là que j’en profite le mieux.

J’aime les marchés du quotidien, dans ma ville, lorsque le temps (météorologique et chronologique) me le permets. J’ai mes habitudes au petit marché près de chez moi qui a lieu le jeudi après-midi, comme la gaufre chaude que je déguste sur le chemin du retour, le panier plein de bonnes choses à manger et de fleurs. Le vendredi, c’est à celui qui a lieu sur la grande place du Martroi que j’aime aller : beaucoup plus de choix, et une véritable ambiance de marchés de producteurs : parler avec les commerçants, goûter ceci ou cela qu’ils nous offrent, rencontrer des connaissances. Et après le marché (ou avant), s’installer en terrasse pour un verre.

J’adore les marchés d’été, ceux du Bassin d’Arcachon. Avec mes parents, avec qui je pars en vacances, nous en parcourons au moins un par jour (j’imagine d’ailleurs que c’est d’eux que je tiens cette manie) et sur Instagram j’ai inventé le hashtag #unjourunmarché pour documenter ces pérégrinations.

Et, une fois par an, le grand marché de Piégut. Je dis une fois par an, parce que je n’y vais qu’une fois par an, mais il a lieu tous les mercredi, et si vous passez dans le Périgord ou à proximité, c’est un indispensable depuis 1613, et une chanson du XIXe affirme même : « Qui n’a pas vu Piégut, n’a pas vu de marché ».

Et aller au marché est une de mes grandes passions de voyage. Dans un lieu que je découvre, c’est même la première chose que je fais : repérer les marchés à proximité de l’appartement que je loue, et les immanquables. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes. Ce sont pour tout dire rarement les mêmes. Et dès le premier jour, c’est ce que je visite : je trouve que c’est une merveilleuse manière de se couler dans le mode de vie local. Découvrir comment les gens font leur marché, ce qu’ils mangent.

Parce que, le premier plaisir du marché, c’est de prendre son temps : regarder, faire la queue en réfléchissant, papoter et demander conseil. Improviser : je ne sais pas toujours ce que je vais acheter, je n’ai pas forcément de liste, les repas futurs et les recettes viendront de ce que j’ai trouvé, de ce qui m’a fait envie, et notamment de l’arrivée sur les étals des produits dont la saison s’ouvre, ou des derniers de la saison qui vient de nous quitter. Pour les produits de la mer, cela dépend aussi des arrivages et de la pêche du jour. Il faut savoir s’adapter, et avoir de l’inspiration sur le moment. Même pour le fromage, qui est l’un des grands amours de ma vie, je n’ai pas toujours de liste : j’écoute mes envies.

L’autre plaisir, incommensurable, du marché, c’est sa richesse sensorielle : la vue, avec cette abondance de produits aux couleurs variées qui donnent des photos extraordinaires ; l’odorat, en particulier lorsqu’on passe près des épices et des fleurs évidemment ; le goût : on est là pour les repas futurs, mais il est rare que l’on ne puisse pas goûter telle ou telle petite chose. Et l’ouïe, avec l’agitation, les conversations, qui donnent cette ambiance tellement unique.

C’est un moyen de se relier au passage des saisons.

Comme pour tout, aller au marché constitue pour moi un véritable rituel, qui tient beaucoup de l’esthétique et de la romantisation du quotidien (en particulier les marchés près de chez moi où je me rends avec mon panier, sinon ce n’est pas joli, et dans le but réel de faire les courses, ce qui n’est pas toujours le cas en voyage), et cela me rend heureuse.

Et vous, est-ce qu’aller au marché fait partie de vos plaisirs ?

2 réponses à “Au marché…”

  1. Avatar de lizagrece
    lizagrece

    En Grèce dans les grandes villes il y a un marchépar quartier et bien entendu les Halles au coeur de la ville. Je vais au marché de mon quartier chaque samedi – pas seulement pour le loisir- mais pour m’approvisionner en fruits et légumes d’autant qu’ici les marchés doivent être tenus à 80 % par des producteurs et non des revendeurs donc la marchandise ets fraiche, de saison, locale et à des prix raisonnables

    1. Avatar de Caroline Doudet

      C’est plus ou moins le cas en Italie aussi je crois !

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Portrait plan américain d'une femme châtain ; ses bras sont appuyés sur une table et sa maingauche est près de son visage ; une bibliothèque dans le fond

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