Hier, cela a fait 16 ans que j’ai pris la meilleure décision de ma vie jusqu’à présent : créer mon blog.
16 ans : un grand adolescent qui vogue vers l’âge adulte, et commence à réfléchir à ce qu’il veut faire de sa vie. Dans deux ans, il sera majeur.
Au cours de ces 16 années, il a grandi, évolué, parfois fait des erreurs, déménagé, changé de nom et de direction éditoriale.
Il s’est appelé l’Irrégulière, puis Cultur’elle, puis les chroniques culturelles avant de porter simplement mon nom.
De blog presque exclusivement littéraire et culturel, il est devenu plus introspectif et style de vie, puis s’est inséré dans un site plus vaste qui est devenu ma vitrine.
Je ne me serais jamais crue capable d’une telle constance et d’une telle persévérance.
Comme beaucoup, j’aurais pu arrêter, lorsque les blogs ont commencé à ne plus avoir autant de lecteurs, remplacés par les vidéos Youtube, les post Instagram et les newsletters sur Substack.
Je n’ai jamais abandonné, d’abord parce que le contenu écrit est ce qui m’intéresse le plus à faire (même si j’aime aussi prendre des photos), ensuite parce que je crois fermement que le contenu long est nécessaire et qu’il faut résister à la culture du scrolling, et enfin parce qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, a fortiori lorsque le panier est celui de quelqu’un d’autre, et qu’un blog, un site, est le seul endroit sur internet qui nous appartienne vraiment.
La raison principale reste le plaisir : lorsque j’écris mes posts, je me sens parfaitement alignée, à ma place, à faire ce que je dois faire.
Alors, je continuerai à écrire régulièrement ici, tant que je prendrai du plaisir à partager avec vous ce qui m’anime et me fait vibrer. A documenter mon quotidien, mes réflexions, mes prises de conscience, mes questionnements. Et je ne vois pas bien pourquoi ce ne serait plus le cas.
Et que vous me lisiez depuis seize ans (y en a-t-il qui me lisent depuis le début ? Manifestez-vous) ou depuis hier, régulièrement ou sporadiquement, que vous commentiez ou que vous restiez silencieux, merci !









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