Deuxième petite excursion de mon voyage dans les Pouilles, Polignano a mare est à 5 minutes de Monopoli, on s’y rend donc depuis Bari par le même train (bondé).
Et Polignano a mare a été le gros coup de cœur de ce séjour. J’ai aimé tout le reste (sauf Alberobello), mais Polignano a mare m’a éblouie, émerveillée, enchantée. Alors même que j’avais lu que beaucoup préféraient l’authenticité de Monopoli.
Comment ne pas aimer une ville qui tient dans son nom le verbe aimer ?
Polignano amare.
Ici tout est blanc et bleu avec quelques éclats de rose. En parcourant au hasard les ruelles surmontées de treilles, fleuries et végétales, qui ont un charme fou, on finit toujours par déboucher sur un point de vue surplombant la mer et les falaises.
Les images sont mythiques, en particulier celles de la plage la plus célèbre d’Instagram : Lama Monachile. On a tant vu Polignano a mare qu’on pourrait craindre la déception.
J’ai fait ma thèse sur les récits de voyage. Je m’y posais cette question : en voyage, voit-on la réalité, ou ce qu’on s’attend à voir ? La distance entre les deux n’est-elle pas, parfois, trop grande ?
Bien avant Instagram, à trop anticiper leur voyage, les visiteurs étaient parfois déçus.
Je n’ai pas été déçue par Polignano a mare. La photo de carte postale est à la hauteur de la réalité, et l’émerveillement à la hauteur de l’attente.
J’ai commencé ma journée par la vieille ville. Un cappuccino, la seule église du séjour, et errance au gré des rues.
C’est petit : on ne risque pas de se perdre. Les ruelles blanches et décorées sont magnifiques. Et malgré le monde, on y est tranquille. Les points de vue sur la mer sont très prisés : pour faire la photo de la Lama Monachile il faudra sans doute attendre un peu, mais franchement, ça vaut la peine. Ensuite, j’ai trouvé un point de vue beaucoup moins bondé (et pourtant sublime) sur les falaises pour boire un Spritz : le bar s’appelle « La Bella vista », le Spritz est un peu noyé mais à un prix raisonnable, et la vue est tellement fabuleuse que, tant pis.















Ensuite, je me suis dirigée vers la deuxième partie de la ville, autour de la fameuse plage. C’est finalement mon seul regret : ne pas m’y être baignée, il aurait fallu que je revienne un autre jour mais c’était tout à fait faisable. J’ai admiré la statue de Domenico Modugno, l’auteur de la chanson Volare, je suis descendue sur les falaises. Mon autre regret est de ne pas avoir fait l’excursion en bateau que j’avais prévue (et qui m’aurait d’ailleurs permis de me baigner face à la plage) mais elles partent toutes de petits villages à côté, qui ne sont pas desservis par le train : trop compliqué donc sans voiture. Tant pis, une autre fois.




Pour le déjeuner, j’ai choisi un truc un peu chic et donc cher (pour l’Italie), mais excellent et avec une vue absolument fabuleuse, d’autant qu’on m’a aimablement placée tout au bord, et j’ai passé tout mon repas à rêvasser devant la mer : Il covo dei Saraceni (c’est aussi un hôtel).


Et enfin, je suis revenu dans la vieille ville pour acheter un peu d’artisanat, et notamment de la céramique, puisque c’est une des spécialités locales : La Contessa, où j’ai acheté un très bel ex-voto rouge en forme de coeur et un pumo, rouge aussi : le pumo est un objet décoratif traditionnel en céramique des Pouilles qui représente un bouton de rose sur le point d’éclore, il porte bonheur, protège la maison, et symbolise la prospérité. A côté, à Microcosmi, j’ai acheté un joli magnet et un petit vide-poche.



Et voilà pour cette journée. Et comme j’ai changé d’avis, la semaine prochaine je vous narrerai mes désastreuses aventures à Alberobello !








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