Love Actually, de Richard Curtis

Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres ; de l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout ; il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis…
Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour.
Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour.

Cyniques de tous poils, passez votre chemin, car je vais aujourd’hui vous parler de LA comédie romantique ultime, LE film que j’ai dû voir une bonne cinquantaine de fois, pelotonnée sous la couette la veille de Noël, mais aussi à Pâques, pour mon anniversaire, la saint Valentin et l’été. Un petit coup de mou ? Love Actually, et ça repart.

Il s’agit d’un film choral, qui nous permet de suivre le destin amoureux et affectif de toute une ronde de personnages :  une rock-star sur le retour, Billy Mack, qui sort pour Noël une nouvelle version du tube qui l’a fait connaître ; un couple récemment marié et leur ami amoureux de la mariée ; un écrivain qui vient de se rendre compte que sa petite amie le trompe avec son frère et qui, en vacances dans sa maison dans le sud de la France, fait la rencontre de son employée de maison portugaise ; un couple sans histoires mais dont le mari se laisse surprendre par le charme de sa secrétaire ; le Premier ministre nouvellement nommé qui n’est pas indifférent à la joie de vivre d’une de ses collaboratrices ; un homme qui vient de perdre sa femme et qui donne des conseils au petit garçon de cette dernière, amoureux d’une de ses camarades ; une employée tiraillée entre son frère autiste et l’amour qu’elle ressent pour un collègue ; un jeune anglais à la conquête de l’Amérique ; deux doublures de films pornographiques…

Pourquoi ce film est-il mythique ? Pourquoi beaucoup de filles, quand on leur demande quel est leur film préféré, répondent-elles Love Actually (même si ce n’est pas un film de filles) ?

Et bien parce que ce film est beaucoup plus efficace que n’importe quel antidépresseur pour redonner le sourire. Car c’est un film résolument drôle : que l’on pense à Hugh Grant dansant tout seul dans les salons du 10 downing street, Colin Firth traversant toute une ville à pieds suivi de toute une foule de badauds pour aller demander sa dulcinée en mariage, Alan Rickman regardant dépité Mr Bean lui préparer un volumineux paquet cadeau…

Des scènes d’anthologie, dont on ne se lasse pas, soutenues par des dialogues aux petits oignons. C’est donc un film drôle, mais d’une tendresse absolue : certaines scènes sont très tristes (l’enterrement, au début : j’ai juste envie de prendre Liam Neeson dans mes bras pour le consoler), mais c’est tout de même l’amour qui domine, partout, tout le temps, l’amour amoureux, bien sûr, mais pas seulement : l’amour filial, l’amour fraternel, l’amitié sont aussi au cœur du film.

Love Actually, c’est donc juste LA comédie romantique parfaite, avec des comédiens parfaits (j’avoue que je peine à choisir entre Hugh, Colin et Liam… bon j’ai quand même un faible pour Hugh, surtout dans ce rôle parce qu’un Premier Ministre aussi sexy, c’est juste de la fiction), qui fait un bien fou et donne juste envie… d’aimer !

sam-love-actually

hugh

Love Actually
Richard CURTIS
Etats-Unis, 2003

48 réponses à “Love Actually, de Richard Curtis”

  1. Avatar de Moka

    Il fait partie de mes indispensable, des films dont je ne me lasserai jamais. A regarder encore et encore. D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait il y a deux jours avec Marion notamment.

    1. Avatar de L'Irreguliere

      On ne s’en lasse pas !

  2. Avatar de bookyboop

    Je ne l’ai jamais vu, mais je le rajoute sur la liste des films à voir en cas de déprime ! Thanks !

    1. Avatar de L'Irreguliere

      Oui oui oui, il faut absolument le voir !

  3. Avatar de mademoisellejeannedark
    mademoisellejeannedark

    C’est tellement bien ce film! Une bonne dose de trucs cucus qui réconforte n’importe quand… J’ai une photo tirée du passage où le mec sonne à la porte de Keira Knightley avec le panneau « to me, you are perfect »…

    1. Avatar de L'Irreguliere

      Oui, ce passage est mythique !

  4. Avatar de Marion

    Un de mes films de Noël ! Et pas que de Noël en fait… Je le regarde souvent, il me fait beaucoup de bien 🙂

    1. Avatar de L'Irreguliere

      Oh que oui !

  5. Avatar de Neph

    Si je pouvais le regarder tout de suite une trois millième fois, je le ferais sans hésiter !

    1. Avatar de L'Irreguliere

      Ben n’hésite pas !

  6. Avatar de keisha

    Marrant! Je voulais emprunter la video vendredi mais… me souvenais plus du nom du réalisateur (à la place j’ai emprunté Bridget Jones, avec Hugh et Colin inside aussi ^_^)

    1. Avatar de L'Irreguliere

      J’aime beaucoup ce film également !

  7. Avatar de Fleur

    C’est aussi ma comédie « classique » de Noël!

    1. Avatar de L'Irreguliere

      D’après ce que j’ai vu sur Instagram, nous sommes nombreux à travers la planète !

  8. Avatar de Miss Alfie
    Miss Alfie

    Un film que je prends également beaucoup dep laisir à revoir, mais de préférence quand l’homme n’est pas là pour éviter ses sarcasme sur l’aspect ultra romantique… Et pour pouvoir baver en toute tranquillité sur mon chouchou de toujours : Hugh !

    1. Avatar de L'Irreguliere

      Rha ben oui, sans homme pour critiquer, c’est plus agréable !

  9. […] film, c’est quand même le duo de choc Hugh Grant/Colin Firth, que j’aime tellement dans Love Actually. Bon, à vrai dire, j’ai tout de même un faible plus prononcé pour Hugh Grant, […]

  10. […] Love actually, de Richard CurtisOui, ce film me fait pleurer, parce que je suis une petite guimauve […]

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  12. […] que je n’avais pas vu depuis un petit bout de temps (pour le moment, j’ai résisté à Love Actually mais à mon avis ça ne va pas […]

  13. […] référence est évidente : Happy New Year, c’est le Love Actually américain. Et, de fait, si Londres est la ville de Noël**, New York est sans conteste la ville […]

  14. […] se croirait parfois dans un vieux film avec Fred Aster et Ginger Rogers, d’autres fois dans Love Actually, on voyage de New-York à Paris en passant par Venise, et tout ça sans que le sourire quitte nos […]

  15. […] n’est pas aussi merveilleux que Love Actually (indépassable dans le genre) mais j’ai trouvé un cran au-dessus de Happy New Year. Et […]

  16. […] est-il qu’en ce moment j’ai envie de films doudou. Il y a peu, j’ai même revu Love Actually  deux fois dans la même semaine, ce qui même pour moi constitue un record. Du coup j’ai […]

  17. […] apéritif, fruits de mer et fondue bourguignonne, ensuite je vais me caler sous la couette avec Love Actually. Nous ouvrons nos cadeaux le 25 et nous déjeunons avec mes grands-parents […]

  18. […] apéritif, fruits de mer et fondue bourguignonne, ensuite je vais me caler sous la couette avec Love Actually. Nous ouvrons nos cadeaux le 25 et nous déjeunons avec mes grands-parents […]

  19. […] hommage personnel en parlant d’un de ses films. Alors évidemment, j’aurais pu revoir Love Actually  pour la 1000ème fois (cela n’aurait jamais fait que la 4è en deux mois) ou Harry […]

  20. […] de Hugh. Alors évidemment, j’aurais pu, pour la douzième fois de l’année, regarder Love Actually. Et puis non, j’ai eu envie de revoir ce classique notée dans ma liste car j’étais […]

  21. […] début du roman n’est pas sans rappeler un peu une scène de Love Actually, et la situation complètement hors-normes mène à des scènes à mourir de rire dans lesquels […]

  22. […] comédie romantique qui me fait toujours du bien Il y en a deux : Love Actually et Mamma […]

  23. […] pensiez vraiment que j’allais oublier Love Actually ? Bon, dans les faits je le regarde un peu moins souvent (à force je le connais par coeur) mais […]

  24. […] Hugh Jackman de la bogossitude, donnent des prénoms à leurs sex toys et matent régulièrement Love Actually ; on a envie de les […]

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  27. […] que je n’avais pas vu depuis un petit bout de temps (pour le moment, j’ai résisté à Love Actually mais à mon avis ça ne va pas […]

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  37. Avatar de cora85

    L’un de mes favoris tous genres confondus !!

    1. Avatar de Caroline Doudet

      Indépassable !

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