Eat Pray Love (Mange Prie Aime), de Ryan Murphy

If you’re brave enough to leave behind everything familiar and comforting, which can be anything from your house to bitter, old resentments, and set out on a truth-seeking journey, either externally or internally, and if you are truly willing to regard everything that happens to you on that journey as a clue and if you accept everyone you meet along the way as a teacher and if you are prepared, most of all, to face and forgive some very difficult realities about yourself, then the truth will not be withheld from you.

J’étais très réticente vis à vis de ce film (et du livre éponyme de Liz Gilbert), à cause du « prie » dans le titre, dont je me disais que cela allait m’agacer (je n’aime pas trop le prosélytisme, on l’aura compris) mais aussi parce que je suis toujours méfiante envers les gourous du développement personnel.

Et puis, finalement, j’ai changé d’avis (souvent femme varie) : d’abord parce qu’Elizabeth Gilbert est à l’origine du Happiness Jar project et que j’avais envie d’en savoir un peu plus ; ensuite parce que j’ai eu un signe m’envoyant vers ce film (mais je ne sais plus lequel) ; enfin parce que Julia Roberts et Javier Bardem.

Après son divorce et une nouvelle relation foireuse, Liz, une écrivaine new-yorkaise férue de voyages, décide de prendre une année sabbatique pour se recentrer sur elle-même. Elle s’envole d’abord pour Rome, puis ce sera l‘Inde, et enfin Bali

Je l’avoue : j’ai eu tort, ce film est une véritable bouffée de bien-être. Les paysages sont absolument sublimes, et Julia Roberts illumine absolument tout le film. L’enjeu, ici, est de savoir ce qui est essentiel dans la vie, et ce qu’est finalement le bonheur. Et la réponse tient en trois leçons.

A Rome, Liz apprend le Dolce Farnientele plaisir, la nourriture et le bon vin, une langue qui chante, les amis : se faire du bien sans culpabiliser ; ce chapitre donne tout simplement envie de s’attabler dans une trattoria et de regarder passer le temps, et rien que la sensualité d’une Julia Roberts mordant dans un morceau de pizza dégoulinante de fromage donne foi en l’existence.

Autre décor, autre ambiance : en Inde, dans un ashram, Liz découvre découvre non pas la prière en fait, mais la méditation et l’idée que la divinité est en nous en tant que nous. Même si l’expérience de l’ashram ne me tente pas le moins du monde, ce chapitre est particulièrement lumineux.

Enfin, Bali, qui ressemble fort au Paradis. Là, Liz apprend à ouvrir son cœur, à faire confiance et aimer de nouveau, quitte à risquer le fragile équilibre qu’elle avait réussi à trouver précédemment.

Alors, bien sûr, c’est plein de bon sentiment et le film repose entièrement sur l’aura de Julia Roberts. Mais les bons sentiments, parfois, ça fait du bien aussi, et c’est un réel bonheur de s’enrouler dans un plaid tout doux avec un verre de valpolicella et de se laisser porter par cette ode à la vie et à l’hédonisme. Ne vous en privez pas !

Eat Pray Love (Mange Prie Aime)
Ryan MURPHY
2010

33 réponses à “Eat Pray Love (Mange Prie Aime), de Ryan Murphy”

  1. Avatar de Enna

    Je n’ai pas du tout aimé le roman que j’ai abandonné mais je verrai peut-être le film un jour!

    1. Avatar de Moi
      Moi

      Effectivement le film est, selon moi mieux, que le livre. (j’ai trouve le livre rebarbatif)

  2. Avatar de cartonsdemma

    Je n’avais pas lu le roman mais je partage complètement ton ressenti sur le film

    1. Avatar de Caroline Doudet (L'Irrégulière)

      oui, c’est sympathique comme film en fait !

  3. Avatar de maudapl

    Dans le roman, la présence de « Dieu », beaucoup plus présente, m’a dérangée. Surtout film et livre font réfléchir – un peu – sur sa vie et l’hédonisme, et ça fait du bien !

    1. Avatar de Caroline Doudet (L'Irrégulière)

      Donc j’ai eu raison de me contenter du film !

  4. Avatar de lacourseauxmots

    J’ai beaucoup aimé le film et encore le plus le livre ! Il est beaucoup plus complet et orienté vers la spiritualité.

    1. Avatar de Caroline Doudet (L'Irrégulière)
  5. Avatar de anaverbaniablog

    J’ai déjà lu et entendu énormément de bien sur ce film (et livre). J’ai bien envie de le voir (plutôt que de le lire), et encore plus maintenant que j’ai été moi-même à Rome (mon précédent voyage remontait à trop loin, là j’ai ravivé la flamme). 🙂

  6. Avatar de Yvette André
    Yvette André

    J’ai vu le film et comme toi, je l’ai beaucoup aimé. Je partage aussi ton ressenti.

    1. Avatar de Caroline Doudet (L'Irrégulière)

      c’est un film agréable à voir !

  7. Avatar de Mokamilla

    Je ne suis pas allée au bout de ce film un peu trop cliché pour moi, bien que le message me parle…

    1. Avatar de Caroline Doudet (L'Irrégulière)

      Moi je me suis laissée emporter !

  8. Avatar de éléa

    Jamais lu le livre, mais j’ai adoré le film et j’en ai eu le même ressenti que toi, et c’est vrai que Julia Roberts est superbe dans ce film.
    J’ai aussi eu l’impression que les européennes vivent leur vie de façon très différente des américaines .. on a un côté festif : le bon vin, la nourriture, les apéros entre copines, etc.

  9. […] n’intéressera pas tout le monde), dont les thématique m’ont souvent fait penser à Mange, prie, aime mais qui vaut plus pour l’aspect théorique que pratique. En tout cas, il pose de bonnes […]

  10. […] jour, j’ai revu Mange, prie, aime et prise d’une impulsion j’ai eu envie de lire (enfin) Elizabeth Gilbert. En […]

  11. […] très inspirant donc, qui résonne fort, qui n’a d’ailleurs pas été sans me rappeler Mange, Prie, Aime :  le trajet d’une femme qui passe d’une rationnelle pure et dure à une autre habitée […]

  12. […] donc, et ce récit ressemble beaucoup à un Mange, Prie, Aime au masculin, et d’ailleurs il est fait référence au livre d’Elizabeth Gilbert. Alors […]

  13. […] est alors une solution extrême et cette expérience m’a rappelé la phase centrale de Mange, prie, aime : ne pas pouvoir parler, lire, écrire, être totalement coupée du monde, méditer dix heures par […]

  14. […] Mange, prie, aime : Je ne sais pas ce que j’ai avec ce film en ce moment, mais je le regarde tous les deux mois, au point que je finis par le connaître par cœur. Mais il me fait vraiment du bien, et surtout il me fait beaucoup réfléchir à certaines choses. J’ai découvert il y a quelque temps qu’il y avait une deuxième version Director’s cut qui selon moi est bien meilleure que celle que je connaissais, notamment une scène qui se déroule dans le mausolée d’Auguste et qui est extrêmement symbolique. En tout cas, c’est un film plein de vie et sagesse (et il faudrait vraiment que je lise le roman). […]

  15. […] Il y a quelque temps déjà que le film tiré de ce roman est devenu un de mes films doudou, et j’ai dû le voir une bonne dizaine de fois depuis […]

  16. […] fil du temps elle est devenue pour moi une espèce de mentor (ça doit être à force de regarder Mange, prie, aime une fois par mois). En fait, j’aime son parcours, sa vision du monde, l’énergie […]

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