Vivre avec des plantes

Dans ma vie précédente, j’étais une tueuse en série de plantes : même les plus robustes ne vivaient guère longtemps chez moi, c’était presque un don. C’était d’autant plus bizarre que ma maman a la main verte, comme on dit, et que j’ai toujours vécu très entourée de plantes diverses et variées.

Mais je crois que je ne m’intéressais pas du tout à elles, qu’elles le sentaient et qu’elles dépérissaient.

Lorsque j’ai déménagé l’an dernier, je me suis installée dans un appartement non seulement beaucoup plus grand, lumineux et agréable que le précédent, plus inspirant niveau décoration avec ses murs blancs et son parquet clair, mais surtout beaucoup plus connecté à la nature, puisqu’il donne sur le petit jardin de la résidence et non plus sur la rue, avec en bonus un grand balcon dont je peux vraiment profiter.

J’ai eu envie de m’entourer de plantes vertes, pour reconstituer à l’intérieur l’ambiance naturelle de l’extérieur. D’abord, c’était à des fins purement décoratives : les plantes, c’est joli. Et instagrammable à fond.

Mais, bizarrement (ou pas si bizarrement que ça, si je tiens compte de mes mutations existentielles récentes), je me suis vraiment attachée à elles, je leur porte une grande attention et je n’oublie pas de les arroser, je leur passe du Mozart, je les caresse lorsque je passe à côté, je leur parle et je les félicite avec émotion lorsqu’elles ont de nouvelles pousses.

Ce n’est donc plus, simplement, de la décoration, mais un véritable style de vie, qui me reconnecte à la vie végétale (je rappelle que j’ai de plus en plus envie de m’installer hors de la ville).

Alors je ne suis pas non plus dans la mouvance urban jungle, je n’en ai pas des dizaines non plus, mais je suis heureuse de celles que j’ai, et je songe à en adopter deux autres, l’une pour le bureau et l’autre pour la chambre, pour agrandir un peu la famille, ainsi que racheter un palmier pour le balcon.

Il y a d’abord la Monstera Deliciosa, qui fait ma fierté : alors je sais, ce truc pousse partout et a priori n’importe quel sous-doué de l’entretien des plantes est capable d’en faire pousser une. Il n’empêche qu’auparavant je savais tuer des variétés tout aussi robustes. Elle m’émerveille parce qu’elle grandit à vue d’œil, ne cesse de me faire de nouvelles feuilles, et que j’ai vraiment l’impression qu’elle fait partie de ma vie.

Il y a, dans l’entrée, une Kalanchoé thyrsiflora pour laquelle j’ai eu le coup de foudre cet été (et que j’ai payé un prix ferretcapien) avec ses grandes feuilles vertes et rouges. Elle se déploie bien depuis que je l’ai, j’espère qu’elle va continuer…

Dans la cuisine, près de la fenêtre, j’ai installé ma Maranta qui était auparavant dans l’entrée : je raffole de ses feuilles nervurées. Elle voisine avec une Zamioculcas Zamiifolia qui pour le coup est vraiment très résistante car je l’avais achetée le même jour que la Monstera, mais au début j’avais vraiment tendance à complètement l’oublier !

Toujours dans la cuisine, après divers essais désastreux, j’ai mis deux cactus ainsi qu’une aloe vera, et je songe à leur donner une copine, j’aimerais un pimentier mais je suis perplexe parce que je ne me suis pas métamorphosée en déesse de la fertilité du jour au lendemain. On verra…

15 réponses à “Vivre avec des plantes”

  1. Avatar de Syl.

    Je les trucide également, même avec beaucoup d’attention. Trop peut-être !

  2. Avatar de Miss Zen

    Tu me donnes de l’espoir. Je vais donc tenter de cajoler ma dernière orchidée survivante….

  3. […] qui sont boiteux. Après je suis passée aux finitions, aux détails : la machine à écrire, les plantes un peu partout, le bois que j’accumule (j’ai vraiment, en ce moment plus que jamais, une […]

  4. Avatar de Marylinenguyen

    Le cactus la plante parfaite pour ceux qui ont tendance à oublier les arrosages. Il y a pas plus simple comme entretien ! 👌🏼

  5. […] les bois, en montagne, à m’entourer de matières naturelles, et notamment les pierres, les plantes, à prêter attention aux phases de la lune. Si l’eau a toujours été mon élément, […]

  6. […] me connaissant, cette histoire de plantes ne pouvait que dégénérer et j’en suis bien arrivée au stade « jungle […]

  7. […] : ça s’est fait, c’est tout. Et je retrouve la femme sauvage en moi, celle qui sait s’occuper des végétaux et parle aux oiseaux […]

  8. […] d’efforts, ça s’est un peu imposé à moi de manière naturelle, comme beaucoup des changements récents d’ailleurs. Je suis loin d’être parfaite, et ne le serai sans doute jamais, […]

  9. […] ai pas trouvé l’occasion. Et là, l’autre jour, après toute une année d’élevage de plantes, d’enlacement des arbres et de métaphores arboricoles, je suis tombée dessus et je me suis […]

  10. […] monstera, ma beauté, ma fierté, a failli […]

  11. […] n’y a pas à dire : les plantes d’interieur ça aide à se sentir bien chez soi, à faire d’un appartement un foyer : un endroit […]

  12. […] je suis passée aux finitions, aux détails : la machine à écrire, les plantes un peu partout, le bois que j’accumule (j’ai vraiment, en ce moment plus que jamais, une […]

  13. […] les bois, en montagne, à m’entourer de matières naturelles, et notamment les pierres, les plantes, à prêter attention aux phases de la lune. Si l’eau a toujours été mon élément, […]

  14. […] Comme je l’ai déjà expliqué, dans ma vie précédente j’étais une serial killeuse de plantes ; je ne m’y intéressais absolument pas, je les trouvais jolies mais je ne m’en occupais pas plus que d’un bibelot, et elles mourraient immanquablement après un temps plus ou moins court passé chez moi. […]

  15. […] jardinage, c’était pour moi comme les plantes vertes : ça ne m’intéressait pas du tout. J’avais bien des pieds de tomates et des herbes […]

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