Mon sureau

Mon sureau

Dans une vie antérieure, j’ai été une puissante druidesse (puis une sorcière), vivant en harmonie avec la nature, les plantes et les animaux (ceux qui rigolent au fond je les vois).

Ce lien à la nature, c’est pourtant quelque chose que j’avais totalement occulté, nié, enfoui, voire refoulé, pour tout un tas de raisons j’imagine. Or, on l’aura noté, nombre d’événements ces deux dernières années m’ont fait retrouver ce lien. En fait, c’est depuis que j’ai déménagé (suivi d’un autre événement complexe on va dire) que je me sens en pleine transformation, transfiguration presque.

Des changements qui se sont d’ailleurs faits naturellement, sans que je les veuille, presque pour ainsi dire malgré moi, et sans véritable effort : ça s’est fait, c’est tout. Et je retrouve la femme sauvage en moi, celle qui sait s’occuper des végétaux et parle aux oiseaux !

Or, venons-en à mon sureau. Je dis « mon » parce que, de fait, j’ai vraiment l’impression qu’il y a entre moi et cet arbre une véritable connexion.

Lorsque j’ai emménagé, il n’était pas là : il est venu s’installer en même temps que moi, et nous avons, en quelque sorte, poussé ensemble, côte à côte puisque c’est bien moi qui profite le plus de lui. Il est là, il tend ses branches presque au-dessus de mon balcon et devant la fenêtre de ma chambre, m’enveloppant de son parfum au printemps.

Depuis deux ans, je regarde passer sur lui le cycle des saisons. La perte de ses feuilles à l’automne, les branches dénudées en hiver, les bourgeons et les fleurs au printemps, les fruits mûrs à la fin de l’été. Il ne cesse de croître, devenir plus grand, plus fort, attirant les oiseaux qui adorent s’y poser pour chanter (et le matin je m’éveille avec leur cuicui).

Dans la tradition celte, le sureau est un arbre sacré : il est utilisé pour nombre de potions, mais il est surtout symbole de vie et de mort, de renaissance, de transformation, de renouveau, de régénération, de changement, d’évolution, de transition. Avec tout ça, j’ai un peu de mal à voir comme un simple hasard qu’il ait commencé à pousser au moment où j’ai emménagé et que j’ai moi-même commencé à pousser.

Or, si je suis très attachée à ce sureau, il se trouve que d’autres le trouvent envahissant, et qu’il est question de le couper. Est-ce le signe que j’ai achevé ma transformation, que ma période de transition est enfin terminé et que je n’ai plus besoin de lui ?

14 réponses à “Mon sureau”

  1. Avatar de Matatoune

    N’avons nous jamais fini de se transformer ?

    1. Avatar de Caroline Doudet

      ben j’aimerais bien quand même aboutir à quelque chose à un moment ^^

      1. Avatar de Matatoune

        😊

  2. Avatar de NiDr
    NiDr

    belle relation…

  3. Avatar de Miss Zen

    La nature est une consolatrice puissante…. je le constate chaque jour depuis que j’ai quitté Paris.

  4. Avatar de lorouge

    Comme toi je me régénère de plus en plus au contact de la nature, moi qui n’aimait que la ville et le béton quand j’étais ado (il faut dire que j’ai grandi en ville) et maintenant j’ai vraiment un rapport très fort, j’ai besoin de verdure et de vert. J’adore son billet !

    1. Avatar de Caroline Doudet

      merci !

  5. […] Le sureau ou un retour à la nature chez l’Irrégulière, […]

  6. […] vous avais parlé de mon sureau, mais j’ai depuis découvert un autre arbre tutélaire : le Gingko. Enfin je le connaissais […]

  7. […] C’est un peu tôt, ai-je dit à mon sureau, pour sortir tes petites feuilles : tu sais, ce n’est pas encore le printemps, nous ne sommes […]

  8. […] ! Il se trouve que depuis l’an dernier je voulais faire quelque chose avec les fleurs de mon sureau, d’abord pour le symbole (le sureau est l’arbre des fées, je suis une druidesse, il y […]

  9. […] déjà parlé de l’attachement viscéral que j’éprouve pour ce sureau. Pas seulement parce qu’il me donne en mai des fleurs délicieusement parfumées dont je fait […]

  10. […] vous avais parlé de mon sureau, mais j’ai depuis découvert un autre arbre tutélaire : le Gingko. Enfin je le connaissais […]

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