Mon bocal à bonheur 2026
Pendant plusieurs années, au début du mois de janvier, je lançais une nouvelle saison de mon bocal à bonheur. Ce petit bocal dans lequel je glisse des petits papiers colorés, sur lesquels j’ai inscrit mes petites et grandes joies, moments agréables et oui, utilisons le mots, moments de bonheur. C’est une idée qui m’a été inspirée par Elizabeth Gilbert mais un revue à ma sauce poétique. Parce que chez moi, pour que ça vibre haut, il faut que ce soit joli.
Pourtant, cette année, je n’en ai pas parlé.
Pourtant, cette année, il s’est rempli plus que d’habitude.
Il faut dire que j’avais mis toutes les chances de mon côté pour que 2026 soit une bonne année. Pour le solstice d’hiver, j’avais effectué un rituel encore plus complet que d’habitude au niveau « sorcellerie » et précisément manifesté. Pour le réveillon du 31 décembre, j’avais mis des sous-vêtements rouges et neufs (une tradition italienne) et à minuit, nous avons gobé 12 grains de raisin, las uvas de la suerte, au rythme d’un par coup de l’horloge de la Plaza Mayor, à Madrid.
Et mon vœu, celui que je faisais depuis des années chaque fois qu’on me demandait de faire un vœu, lorsque je soufflais mes bougies d’anniversaire, lorsque je voyais une étoile filante ou, donc, lorsque j’ai avalé mon dernier grain de raisin sur le douzième coup de minuit le 1er janvier, s’est réalisé le 5. Certaines choses prennent des années avant de se manifester brusquement.
Pas de manière spectaculaire (en tout cas, pas comme je l’attendais, et avec son lot de complications, parce que l’Univers est taquin et continue de me tester sur certains points), mais il s’est réalisé et depuis, quelque chose de précieux et de doux se construit lentement, m’apportant beaucoup de bonheur, beaucoup de douceur, beaucoup de paix, et corollairement me rendant plus ouverte aux beaux moments. Et me donnant envie de davantage les noter, et les documenter.
Mais cela fonctionne aussi dans l’autre sens, étrangement : en mai, cela a fait un an que chaque semaine je publie sur Instagram un post dans lequel je célèbre les doux moments de ma semaine. Ce qui fait que chaque jour, je note ce qui m’est arrivé de beau, de joyeux au lieu de l’oublier dès que c’est arrivé, et c’est à partir de cette liste que chaque dimanche je rédige ma publication, et que je remplis mon bocal : toutes les joies n’ont pas vocation à finir sur un petit papier coloré dans le bocal, je le réserve aux évènements marquants (mais tout est relatif, cela peut être un arc-en-ciel). Néanmoins, je remarque davantage les jolies choses, et je les crée, aussi.
(Depuis le mois dernier, j’envoie aussi une liste de mes douceurs à Géraldine, qui les récolte par carte postale, et c’est une tellement belle idée, très poétique, que je regrette de ne pas l’avoir eue).
Et je crois que c’est cette ouverture à la joie et à la gratitude, qui ont fait grimper mon taux vibratoire et m’ont permis d’attirer ce que je manifestais depuis longtemps, et d’autres très belles choses que je ne manifestais pas spécialement mais qui m’apportent beaucoup de joie, comme de nouvelles amitiés.
Et comme je suis une écrivaine de l’amour, de la lumière et de la joie, du bonheur, j’écris en ce moment comme jamais je n’ai écrit, et les projets divers s’agitent autour de moi comme des papillons surexcités. Le ralentissement automnal, ce n’est pas pour tout de suite.
Suis-je enfin heureuse, alors ?
Pas tout à fait, parce qu’il y a encore quelque chose dans ma vie qui m’éteint et me tire vers le bas trop souvent. Mais je suis en chemin, j’ai quitté la salle d’attente et j’avance. Parce que, la plupart des jours, j’aime ma vie et j’ai envie de la vivre !
Et j’ai hâte, le 21 décembre (jour de sortie de mon recueil de poèmes), au cours de mon rituel du solstice d’hiver, de relire mes petits papiers. A moins que, cette année, je ne fasse mon rituel autrement.
Et vous, depuis le temps que j’en parle, vous avez fait un bocal à bonheur ?








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