Les saisons intérieures

Longtemps je n’ai pas aimé l’automne. L’hiver, on n’en parle même pas. Mais je crois que c’était pour une raison assez simple : en fait dans notre société on ne peut pas en profiter vraiment, de ces saisons intérieures, leur donner tout leur sens.

En profiter, c’est-à-dire : ralentir le rythme, rester chez soi, se reposer. Ce que je déteste dans ces saisons, c’est devoir sortir alors qu’il fait tout froid, gris, pluvieux (et puis alors sortir pour faire quelque chose qui m’ennuie de plus en plus, vraiment).

Bien sûr, il y a des choses merveilleuses à faire dehors, en automne : se promener pour admirer les arbres qui se parent de couleurs magiques, ramasser des choses, respirer à plein poumons.

L’hiver aussi : une bonne promenade vivifiante lorsqu’il fait froid et sec. Le ski non, je ne crois pas que ce soit un truc pour moi mais par contre, j’adorerais essayer une promenade en raquettes.

Mais le cycle des saisons nous invite surtout, à l’image de la nature, au repos, au dépouillement, à l’introspection. J’en avais déjà parlé mais je le sens de plus en plus, ce besoin de me poser. De profiter de l’intérieur. Je l’ai raconté samedi : ces derniers temps, je m’étais vraiment attelée à retransformer mon appartement en version « nid douillet », comme si je savais que l’Univers allait m’accorder ces quelques jours d’isolement dont j’avais pas mal besoin pour faire le point.

Un cocon pour cocooner : des bougies parfumées, des plaids partout, des lumières programmées pour s’allumer lorsque la nuit commence à tomber. Un stock de livres et de nourriture. Du matériel pour créer. Du temps pour écrire.

Il y a quelques jours j’ai commencé un nouveau défi des 100 jours, qui se terminera avec la nouvelle année, et je trouve que cette période de ralentissement est parfaite pour progresser dessus et c’est fou ce que les choses deviennent plus claires lorsqu’on y réfléchit au calme !

Alors bienvenue aux saisons intérieures : profitons de la nuit pour descendre en nous, affronter nos ombres, les comprendre, et leur apporter de la lumière ! C’est tout le sens de Samhain, que j’attends cette année avec une grande impatience d’autant qu’il y aura aussi une pleine lune : ça va secouer, mais pour notre bien !

9 réponses à “Les saisons intérieures”

  1. Avatar de Syl.

    J’aime beaucoup le printemps, mais je crois bien préférer l’automne. Les couleurs, l’odeur de la terre, les écharpes, le velours…

    1. Avatar de Caroline Doudet

      Alors quand même pas 😉

  2. Avatar de Miss Zen

    Ton billet me parle beaucoup comme souvent.

    1. Avatar de Caroline Doudet
  3. […] Les saisons intérieuresLA DANSE DES SAISONS : SAMHAIN LA TRANSCENDANTE […]

  4. […] qui veut ça : en effet, la fin de l’année, les jours les plus courts, le mauvais temps, les saisons intérieures, tout cela est épuisant tant physiquement que nerveusement qu’émotionnellement. Et […]

  5. […] colère. Mais il représente surtout… le travail de l’ombre, celui qui se fait lors des saisons intérieures où il hiberne, meurt symboliquement et se transforme, avant de renaître au printemps. […]

  6. […] ces derniers temps, avec l’entrée dans l’automne, la première saison intérieure, la saison du Scorpion (et ceux qui ont lu L’Aimante comprennent ce que je veux dire), et […]

  7. […] il représente surtout… le travail de l’ombre, celui qui se fait lors des saisons intérieures où il hiberne, meurt symboliquement et se transforme, avant de renaître au […]

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