Felicità, de Serena Giuliano

Célébrer l’amour, c’est quand même un métier de rêve ! Et aussi loin que je remonte dans ma mémoire, les mariages me transportent sur un petit nuage. Un petit nuage rose et doux où se tricote la joie. Enfant, chaque dimanche, je guettais les festivités devant les églises de Milan, pour me glisser parmi les familles et admirer les robes de mariée, les yeux émus des futurs époux, la fierté des papas conduisant leur fille à l’autel…
C’est bizarre, j’ai toujours su que j’en ferais mon métier, et que je pourrais aider à fabriquer LA journée inoubliable. Et puis, quel plus bel écrin pour cet événement que notre lac sublime, qui me fascine tant ?

J’avais envie de refaire le plein d’Italie, de douceur et d’optimisme avant l’arrivée des saisons sombres et pour m’extraire de la poisseur de la rentrée, et parmi tous les romans de Serena Giuliano, j’ai choisi celui-ci, pas seulement parce que Felicità est une de mes chansons préférées au monde et que j’adore la chanter à tue-tête dans la voiture, mais aussi parce que j’avais envie de découvrir l’histoire de Valentina, que l’on retrouve dans Villa Gloria.

Cette fois, direction Milan et le lac de Côme. Valentina organise des mariages sur les bords du lac, mais depuis l’accident qui lui a arraché sa meilleure amie Azzura, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même et a reporté son affection sur la toute petite fille de cette dernière, Bianca, à qui elle raconte, dans une série de mails qu’elle envoie à une adresse dont elle lui confiera les codes à sa majorité, leurs années d’amitié. Tout en continuant à gérer les clients un peu particuliers de son agence d’événementiel.

Au delà de la joie que j’ai éprouvée à reparcourir Milan et les bords du fabuleux lac de Côme, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture pleine d’émotions. Il est question de deuil, mais là où souvent c’est la question du couple qui est en jeu, l’autrice a choisi ici un autre angle, celui de l’amitié, une amitié extrêmement profonde, qui ressemble à une relation entre sœurs. Parfois, j’ai été submergée par la tristesse, mais j’ai aussi beaucoup ri, car malgré le thème Serena Giuliano sait aussi manier la légèreté et l’humour, et les clients de Valentina, dont les mariages (ou non) rythment le roman, apportent une touche de fantaisie. Et le personnage d’Azzura, sa dimension solaire et fantasque, est absolument magnifique.

Bref, encore une fois un roman pas si léger mais qui fait beaucoup de bien en cette rentrée. Du feelgood dans sa meilleure expression.

Felicità (lien affilié)
Serena GIULIANO
Robert Laffont, 2024 (Livre de Poche, 2025)

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Portrait plan américain d'une femme châtain ; ses bras sont appuyés sur une table et sa maingauche est près de son visage ; une bibliothèque dans le fond

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