Mes petites manies (d’autrice et de lectrice)

L’autre jour, je suis tombée sur une vidéo (et ne me demandez pas davantage de précisions : je n’en ai pas, c’était sur Instagram ou TikTok et je ne l’ai pas retrouvée) dans laquelle une créatrice de contenu parlait de ses manies de lectrice, et comme je suis toujours à l’affut d’idées d’articles, je me suis dit que c’était un bon sujet d’investigation — et d’introspection, car nos manies en disent beaucoup plus sur nous que ce qu’on pourrait croire de prime abord. Et ce dont je me suis rendu compte, en listant ces petites habitudes bizarres qui peuvent parfois ressembler à de la superstition, que j’en avais surtout beaucoup en tant qu’autrice, et j’ai donc décidé de mêler les deux.

De jolies cartes postales comme marque-page

Commençons doucement avec une manie où certains reconnaîtront bien mon obsession pour le beau : je veux de jolis marque-page. Je vais même aller plus loin : les seuls marque-page autorisés dans mes livres sont des cartes postales Antoinette Poisson, avec un bel imprimé fleuri. Alors que bien évidemment je possède une vaste collection de vrais marque-page (j’en avais même fait imprimer pour la sortie de l’Aimante), des centaines de cartes postales variées, et qu’après tout on peut aussi marquer sa page avec ce qui nous tombe sous la main. Pour moi, c’est un grand non.

Mettre des post-it dans les livres

Une habitude que j’ai prise avec le blog : coller des post-it au début de chaque livre, au moment de commencer ma lecture. Un post-it pour le résumé, un autre pour mes impressions. Ces notes me sont ensuite essentielles lorsque j’écris l’article, même si j’ai aussi, pour certains livres (en particulier les essais) quelque chose de beaucoup plus précis dans mon carnet de notes.

Ecrire dans mes livres (oups)

Je sais que je risque de subir les foudres de certains en avouant cette habitude mais tant pis : pour moi, les livres n’ont rien de sacré, et je n’ai aucun problème à écrire dedans. Je souligne les choses importantes, idées ou très très belle phrase, au crayon à papier ou au crayon de couleur rouge. J’écris dans la marge les idées qui me viennent, et parfois s’instaure un véritable dialogue (à l’occasion débat, ou dispute) avec le livre. Et il m’arrive, sur les pages blanches de fin d’ouvrage, d’écrire des idées plus vastes, voire des bouts de textes, si je n’ai rien d’autre sous la main. Par exemple, un de mes poèmes m’est venu en en lisant un autre de Forough Farrokhzâd, et je l’ai donc écrit dans mon exemplaire. Le corollaire est que j’adore, lorsque j’achète des livres d’occasions ou que j’en adopte dans les boîtes à livres, trouver de ces notes écrites par d’autres.

Semer des carnets partout

Est-ce bien la peine d’expliquer ? Comme je ne sais jamais à quel moment une idée va me venir, il me faut toujours un carnet à portée de main, dans mon sac à main, près du canapé ou à côté de mon lit. Et si je n’en ai pas, je m’envoie une note vocale sur WhatsApp.

Lire plusieurs livres en même temps

Je crois que je fais ça depuis toujours : mener plusieurs lectures en même temps, pour moi c’est une nécessité intellectuelle, sinon je ne me sens pas suffisamment nourrie (je ne sais pas comment l’expliquer). Il y a toujours un essai et une œuvre narrative de fiction ou non. A cela s’ajoute parfois un recueil de poèmes, et un volume du journal d’Anaïs Nin.

Mon sac à main ? Une valise

Je n’ai pas toujours un livre dans mon sac : contrairement à beaucoup, si je sais que je n’aurai pas l’occasion de lire, je n’en emporte pas, d’autant que je fais partie de ces gens qui ne sont pas capables de lire dans une salle d’attente ou un train, et je ne prends de toute façon pas les transports en commun. En revanche, si je prévois une sortie au parc ou que je vais prendre un café en ville, j’emporte avec moi mes carnets (mon traveller Louise Carmen avec mon Journal Poétique et 3 carnets de notes), et un livre que je glisse dans une jolie pochette. Sachant que mon sac n’est déjà pas léger au départ, cela donne l’impression que je vais prendre l’avion.

Mes grigris

J’aime m’entourer d’objets qui ont du sens. Lorsque j’écris à l’extérieur, j’ai toujours au moins mon stylo plume, qui est devenu une sorte de porte-bonheur, et les charms qui sont sur mon traveller. C’est déjà pas mal. Mais vous verriez mon bureau : je travaille toujours avec, à côté de moi, ma collection d’ours, des pierres, et une petite maison en carton que m’a offerte quelqu’un de précieusement précieux. Et je crois que, si j’y réfléchis bien, c’est aussi comme cela que fonctionnent mes jolies cartes postales marque-page !

Et vous, vous avez des manies ? Vous vous êtes retrouvé dans certaines des miennes, ou pas du tout ?

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Portrait plan américain d'une femme châtain ; ses bras sont appuyés sur une table et sa maingauche est près de son visage ; une bibliothèque dans le fond

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