Mes désastreuses aventures à Alberobello

Dans cette série sur les Pouilles, j’avais originellement prévu de jeter un voile pudique sur ma désastreuse excursion à Alberobello, mais ceux qui ne suivent pas mes aventures sur Instagram auraient loupé quelque chose, et j’ai donc changé d’avis. Je vais donc à présent vous raconter cette journée qui a été une déception du début à la fin.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’Alberobello, à environ 1h de Bari, est un endroit qui attire beaucoup les touristes, et qu’il est conseillé d’y arriver tôt. Avant 10h, voire avant 9h. Ce qui est impossible si on n’a pas de voiture. L’autre truc impossible, c’est d’y aller en train, ce que j’ignorais : il n’y a que des bus. Mais c’est très mal indiqué, et lorsque vous réservez, on ne vous dit pas clairement que c’est un bus, parce que si j’avais su, je n’y serais pas allée.

Le matin de l’excursion, j’étais assez mal lunée de toute façon, ou plutôt, mon intuition me disait, « n’y vas pas ». Mais j’y suis allée.

Première mauvaise surprise : il a fallu que je trouve la gare routière pour prendre le fameux bus. Et que je parvienne à ne pas être malade sur le trajet, car voilà mon problème avec le bus : mon estomac n’apprécie pas.

Arrivée à Alberobello, le bus m’a larguée, avec les autres passagers dans une espèce de gare routière, d’où il fallait rejoindre à pieds le village des trullis. Qui, certes, n’était pas loin. Sauf que : j’ai mis plus d’une demi-heure à le trouver, il n’était indiqué nulle part, Google map ne m’était d’aucune aide puisque je ne savais pas quoi chercher, je voyais bien des trullis de-ci de-là mais rien qui ressemblait à ce qui semblait célèbre, et je commençais à me dire que c’était assez décevant. Bon, j’ai fini par demander « Ma, dov’è sono i trulli » à une vieille dame qui m’a indiqué la rue à descendre pour arriver au bon endroit.

Mais. Il était déjà plus de 11h, il faisait une chaleur épouvantable (accentuée par mon agacement certain), c’était noir de monde (ce qui ne se voit pas sur les photos mais c’est parce que j’ai un don) et j’étais déjà en surcharge sensorielle et émotionnelle. C’était trop tard, et comme en plus j’avais la visite d’une ferme à 13h, j’ai fait un tour rapide des deux rues principales, fait quelques photos, acheté quelques bricoles, et je me suis installée à une terrasse pour boire un Spritz (à 10€) en attendant qu’il soit l’heure de commander le taxi pour me rendre à mon expérience viticole. En me disant : c’est pas grave, tu auras du temps cet après-midi après la dégustation, ça ira mieux.

Ça n’a pas été mieux.

L’heure venue : impossible de trouver une voiture, ni sur Uber, ni sur aucune application. Rien n’était disponible. L’heure tournait, et j’ai fini par renoncer à ma Masseria. Extrêmement déçue, parce que je m’en faisais une joie.

Et en fait, j’en avais tellement marre que j’ai décidé de rentrer par le premier bus. Comme j’avais un peu de temps, j’ai pris un café. Après être partie, je me suis rendu compte au bout de 300m que j’avais oublié mon sac avec mes achats sur la table. Heureusement, la serveuse me les avait mis de côté, mais enfin, là, ça commençait vraiment à être trop, et sitôt arrivée à Bari, je suis allée me baigner. Et là seulement ça a été mieux.

Bref : c’était une journée désastreuse, je ne sais pas pourquoi, il y en a toujours une. Je suis allée de déception en déception et au final, je n’ai pas profité d’Alberobello comme j’aurais voulu. J’ai trouvé que c’était joli, certes, mais la conjonction de la foule et de mon état émotionnel a fait que cela ne m’a pas émerveillée. Mais si un jour je fais un road trip dans les Pouilles, j’y reviendrai, histoire de laisser une deuxième chance à ces petites maisonnettes au chapeau pointu !

Et voilà, ma série sur les Pouilles se termine là, même si, à dire vrai, j’y retournerais bien par le premier avion !

Une réponse à « Mes désastreuses aventures à Alberobello »

  1. Avatar de lizagrece
    lizagrece

    Ce sont les aleas du voyage. Il y a des jours oû tout est simple et d’autres oû rien ne va …

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Portrait plan américain d'une femme châtain ; ses bras sont appuyés sur une table et sa maingauche est près de son visage ; une bibliothèque dans le fond

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